Pourquoi ce blog ?

Face à l’urgence de la situation, LINAGORA sort aujourd’hui de son mutisme pour informer la communauté et l’écosystème des agissements de BLUE MIND et lui donner les moyens de se forger une conviction.

LINAGORA a reçu le 15 mai 2014 un courrier recommandé de BLUE MIND destiné à la faire taire. Ce courrier de la société BLUE MIND a conforté LINAGORA dans la nécessité de cette démarche de transparence.

  • Tout d’abord parce que LINAGORA est convaincue que les logiciels libres et l’Open Source sont l’avenir de l’informatique.

Cette liberté est clairement définie par les principes du logiciel libre et de l’Open Source auxquels nous souscrivons pleinement. C’est d’ailleurs pour cela que nous distribuons nos logiciels sous des licences copyleft, qui sont les plus respectueuses des droits des utilisateurs.

LINAGORA est convaincue que la communauté ne restera pas les bras croisés devant des comportements en totale opposition avec les valeurs et les convictions qu’elle porte.

Depuis plus de 10 ans, LINAGORA s’engage au quotidien au côté des associations, fondations et entreprises du libre pour lutter contre le lobbying propriétaire présentant les solutions libres comme un système dangereux, se rapprochant de la contrefaçon généralisée.

Évitons les malentendus : LINAGORA veut interpeller les membres de la communauté en leur montrant comment constater eux-mêmes la contrefaçon dénoncée, de sorte qu’ils puissent choisir leurs partenaires et les solutions utilisées en connaissance de cause.

LINAGORA n’entend pas demander à quiconque d’autre que la justice de trancher son litige avec BLUE MIND.

  • Par cette action de communication, LINAGORA lance un appel à la mobilisation pour qu’il ne puisse être donné raison aux pratiques de BLUE MIND

Au-delà de la situation de LINAGORA et des cas individuels des usagers de BLUE MIND, c’est à la fiabilité et à la crédibilité du modèle même de l’Open Source auquel il est porté atteinte !

En effet, BLUE MIND se pose en véritable caricature de toutes les dérives que peut occasionner un usage malveillant de l’Open Source.

D’ailleurs, le discours de défense de BLUE MIND est au moins aussi choquant que ses agissements ! En effet, pour minimiser les violations de licences et de la paternité de LINAGORA, BLUE MIND se justifie en  :

  • contestant la propriété intellectuelle transmise à l’occasion de la cession de la société ;
  • présentant les logiciels libres comme étant libres de droit, non protégeables par le droit d’auteur au motif qu’ils ne seraient pas originaux ;
  • affirmant qu’en matière de logiciels libres le régime de la contrefaçon ne devrait pas trouver à s’appliquer comme pour les autres logiciels !

Cela revient à accepter l’argumentaire des détracteurs du logiciel libre selon lesquels :

  • les licences libres ne sont pas fiables, en tout cas pas applicables ;
  • la logique du partage relève de la contrefaçon généralisée.

Parallèlement aux actions judiciaires, il y a donc une véritable urgence à dévoiler les agissements de BLUE MIND, car, à la violation des droits des développeurs dont les codes sources sont repris en violation de leurs licences et de leur paternité, s’ajoutent la mise en péril de l’activité de LINAGORA, des risques sans cesse croissants pour les utilisateurs et partenaires de BLUE MIND, ainsi qu’un discrédit global de l’ensemble de l’écosystème du libre.

  • Ensuite parce que cette diffusion de masse est renforcée par le succès actuel du modèle Libre et Open Source

Les partenaires, usagers, et contributeurs de BLUE MIND diffusent tous les jours une contrefaçon dont l’ampleur ne cesse d’augmenter, devenant de facto de plus en plus difficile à stopper, même lorsqu’une décision de justice aura mis un terme à l’exploitation de Blue Mind.

Aujourd’hui plus que jamais l’Open Source a le vent en poupe. L’industrie se développe, les qualités et la maturité des solutions libres sont reconnues et encouragées par des politiques publiques favorables en France comme à l’étranger. C’est notamment le cas du Québec où LINAGORA vient de s’installer et rencontre déjà un net succès.

  • LINAGORA a besoin du soutien de la communauté, et il y a urgence à ce que la commauté ne soit plus abusée quant à la nature réelle de la solution Blue Mind

Sans la communauté, le Libre et l’Open Source n’existeraient pas : elle en a défini les fondements – notamment les principes qui régissent les licences libres – en assure la défense et la promotion par une communication transparente. Dans cette optique, par l’aspect public de sa communication, LINAGORA souhaite être totalement transparente vis-à-vis de la communauté dont elle demande l’aide.

Les associations comme l’APRIL, FRAMASOFT ou l’AFUL illustrent parfaitement le rôle crucial joué par la communauté, notamment dans la pédagogie et la lutte contre les atteintes aux principes du libre dans les pratiques commerciales, ou dans l’élaboration de la législation.

Mais la communauté et ses défenseurs eux-même sont abusés par BLUE MIND !

Par exemple, FRAMASOFT a récemment choisi de proposer une alternative à Gmail. On ne peut que se réjouir de cette démarche. Pour cela, FRAMASOFT a choisi comme solution de remplacement pour la gestion de ses mails, le logiciel Blue Mind.

framasoft_byegmail

Nous ne doutons pas que le choix de FRAMASOFT a été fait de bonne foi, abusée par le discours mensonger de BLUE MIND présentant sa solution comme étant nouvelle et respectueuse de l’Open Source. La caution morale de FRAMASOFT renforce donc les effets de la contrefaçon à l’œuvre en donnant – par erreur et du fait de la tromperie de BLUE MIND – un signal de confiance très fort à la communauté et aux usagers potentiels de cette solution.

Autre exemple, BLUE MIND a réussi à se faire décerner un prix à l’Open World Forum en 2012. Ce prix récompense l’innovation technologique portée par les lauréats. Or, dans le cas de BLUE MIND, ce prix vient récompenser une innovation qui est en réalité une contrefaçon usurpant la paternité de LINAGORA ! Là encore, LINAGORA ne peut que constater que le stratagème de dissimulation mis en œuvre par BLUE MIND n’a que trop bien fonctionné en réussissant à abuser un parterre d’experts et de personnalités qualifiées.

Il est bien naturel d’avoir envie de croire à une success story comme celle de BLUE MIND. Comme n’importe quel acteur du libre, par son implication dans les salons et dans l’activité de certaines associations, BLUE MIND s’appuie sur la communauté comme vecteur de diffusion de son logiciel. Qui n’aurait pas envie de croire au mythe de l’équipe restreinte, extrêmement soudée, travaillant sans relâche pendant des mois pour apporter une technologie neuve, complètement innovante ?

La réalité est que cette prétendue belle histoire est construite sur un mensonge : BLUE MIND n’est pas propriétaire de l’innovation qu’elle prétend avoir réalisée en quelques mois d’effort.

En réalité, il s’agit de nombreuses années de développement qui ont été vendues – pour un prix conséquent – à LINAGORA, dont BLUE MIND s’arroge aujourd’hui le droit d’auteur au mépris de toutes les règles légales et des licences libres.

Trouver des solutions alternatives aux solutions propriétaires est tout à fait louable, mais il y a urgence à ce que la communauté prenne conscience que faire ce remplacement en privilégiant une contrefaçon, qui viole manifestement les principes du libre, risque de jeter un discrédit sur ces acteurs si importants pour notre écosystème et sur les combats qu’ils mènent.

LINAGORA lance donc un appel à la communauté pour qu’elle se mobilise afin de dénoncer et de mettre un terme définitif aux agissements intolérables de BLUE MIND.

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