BLUE MIND veut faire taire LINAGORA !

Le 15 mai 2014, LINAGORA a reçu un courrier recommandé de la part de BLUE MIND :

Comme vous pourrez le lire, dans ce courrier recommandé, BLUE MIND considère que la divulgation par LINAGORA du litige existant entre elle et BLUE MIND vise à lui nuire.

BLUE MIND met en outre LINAGORA en demeure de :

  • cesser toute communication, directe ou indirecte, relative au litige qui oppose LINAGORA et BLUE MIND ;
  • cesser de « menacer » les prospects et clients de la société BLUE MIND ;
  • cesser la campagne publicitaire faisant état de l’existence de contrefaçon du logiciel OBM ;
  • de manière générale, de cesser tout agissement visant à dénigrer la société BLUE MIND.

Les objectifs de la communication du litige par LINAGORA

Contrairement aux allégations de BLUE MIND, la communication du litige par LINAGORA vise d’abord et avant tout à répondre à un principe de transparence.

LINAGORA et BLUE MIND entendent tous deux se positionner comme des acteurs sur le marché du logiciel libre.

Or, la différence essentielle entre le logiciel libre et celui propriétaire est que le code et les modes de développement du second sont cachés, occultés, alors que le développement du premier se fait en pleine lumière, à la vue et au su de tous.

On aura vu d’autres affaires dans le domaine du logiciel libre : SCO v. IBM ou Novell, FSF v. Cisco, FSF c. Free pour ne citer que celles-ci, dont les éléments factuels et juridiques, et les arguments échangés entre les parties ont été publiés au fur et à mesure des procédures bien avant qu’une décision intervienne, et sans que personne, et surtout pas la communauté des développeurs, n’y trouve à redire.

Pourquoi cacher, dans ces conditions, l’existence d’un litige en cours dans ce domaine ? Pourquoi occulter des faits techniques incontestables, que tout à chacun peut pourtant vérifier en téléchargeant les codes sources des logiciels concernés et en les comparant ?

Une seule explication nous semble possible : BLUE MIND ne veut pas que soient révélés ces faits parce qu’ils mettent en lumière son imposture et ses agissements frauduleux.

Communication directe ou indirecte relative au litige qui oppose LINAGORA et BLUE MIND

LINAGORA est maîtresse de sa propre communication. LINAGORA communique en exposant des faits.

BLUE MIND indique que sa solution est une nouvelle génération de messagerie Open Source. Elle ne l’est pas, et c’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

BLUE MIND prétend être repartie d’une page blanche. Ce n’est pas le cas, et c’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

BLUE MIND a modifié les entêtes des fichiers de code source des projets tiers qu’elle a repris, pour en remplacer la licence par la sienne propre et pour en remplacer les mentions de paternité par les siennes. C’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

Le fait de modifier les entêtes de fichiers source de projets tiers pour en modifier la licence et en remplacer les mentions de paternité relève du délit de contrefaçon. C’est un fait objectif, sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer :

 

LINAGORA a diligenté des procédures judiciaires contre BLUE MIND, notamment sur le fondement de la contrefaçon. C’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

BLUE MIND n’a, pour le moment, pas été condamnée par la justice pour contrefaçon. C’est tout à fait exact. Il serait donc inexact de dire « BLUE MIND a été reconnue coupable de contrefaçon« . Il est en revanche exact de dire que « BLUE MIND a commis des actes que la loi qualifie de contrefaçon ».

Selon la logique de BLUE MIND, un utilisateur faisant une copie de Microsoft Windows sans licence ne serait pas contrefacteur avant d’avoir été condamné par la justice. Ah ! Ceci explique donc cela !

Cesser de menacer les prospects et clients de la société BLUE MIND

LINAGORA ne formule aucune menace de quelque sorte que ce soit, envers qui que ce soit.

LINAGORA communique sur des faits objectifs qui sont constitutifs d’un risque juridique. Ce risque juridique pèse tant sur BLUE MIND, que sur ses utilisateurs. Les en informer, c’est leur rendre service, et non les menacer.

Cesser la campagne publicitaire faisant état de l’existence de contrefaçon du logiciel OBM

L’existence, sur le marché de la messagerie Open Source, de contrefaçons du logiciel OBM ne respectant pas les licences de son code source ni la paternité de LINAGORA est un fait objectif, sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

Cesser tout agissement visant à dénigrer la société BLUE MIND

LINAGORA n’a commis ni ne commet aucun agissement visant à dénigrer la société BLUE MIND.

Loin de craindre la concurrence, LINAGORA considère que celle-ci favorise l’innovation. De nombreux anciens de LINAGORA ont créé de nouvelles sociétés, qui sont de beaux projets : par exemple Normation, Centreon, Inno3, ou encore LibrIT. La différence essentielle est que les fondateurs de ces projets n’ont pas violé leurs obligations contractuelles, et surtout ne se sont pas livrés à des agissements contrefaisants, à la différence des fondateurs de BLUE MIND.

Loin de vouloir dénigrer BLUE MIND, LINAGORA trouve que la messagerie Blue Mind est un beau projet, avec une belle interface. Il est vraiment dommage qu’il s’agisse au final d’une contrefaçon, alors qu’il était si simple de respecter les principes et les valeurs du logiciel libre.

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