La stratégie commerciale de BLUE MIND révélée

Dès le début de son activité, BLUE MIND a adopté une stratégie commerciale fondée sur un parasitisme systématique de LINAGORA pour capter sa clientèle.

Il est évident que les dirigeants de BLUE MIND qui ont passé plusieurs années au sein de LINAGORA connaissent parfaitement les clients de cette dernière. Il est ainsi très facile pour eux de détourner ces clients au profit de BLUE MIND.

C’est ainsi qu’une majorité des soi-disant nouveaux clients de BLUE MIND sont en réalité d’anciens clients de LINAGORA utilisateurs d’OBM :

  • HLM des chalets
  • Mairie de Saint Ouen
  • Conseil général du Tarn et Garonne
  • WEISHARDT
  • Diode
  • ACMS
  • Le CNRS
  • CHU du Gers
  • La Poste
  • Le Ministère de l’Intérieur
  • Météo France
  • Ratier Figeac
  • Université de Technologie de Troyes
  • Airbus
  • EDF

Le détournement constant de la clientèle de LINAGORA est rendu d’autant plus facile que BLUE MIND possède un grand nombre de documents techniques et commerciaux (confidentiels) de LINAGORA. LINAGORA a retrouvé ces documents au cours de la saisie-contrefaçon chez BLUE MIND.

BLUE MIND peut ainsi savoir précisément, au cas par cas, quels leviers utiliser pour convaincre les clients de LINAGORA de migrer vers Blue Mind.

Pour inciter les clients de LINAGORA à confier des prestations à BLUE MIND, cette dernière n’hésite d’ailleurs pas à mettre en avant le savoir-faire de ses équipes sur la solution OBM, notamment concernant le support et la maintenance. Par exemple, en août 2011, BLUE MIND répond à un appel d’offre. Dans les documents du marché, et notamment dans le DC2 disponible ici, BLUE MIND fait état de ses moyens financiers humains et techniques :

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L’objectif final pour BLUE MIND est de proposer la migration vers sa propre solution, au moyen de modules développés spécialement à cet effet. Les clients de BLUE MIND passent ainsi aisément d’OBM à sa contrefaçon.

Cela a permis à BLUE MIND d’asseoir sa stratégie de communication sur un succès inattendu qu’elle attribuait à la qualité de sa solution : « Et le succès ne se fait pas attendre. Après seulement quelques mois d’existence, Blue Mind a déjà conquis plus d’une trentaine de sociétés » 1.

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Pour les nouveaux clients, BLUE MIND reste dans le sillage de LINAGORA, en singeant chacun de ses faits et gestes : à la suite de l’annonce de l’implantation de LINAGORA au Québec, BLUE MIND annonce s’y installer également sur la page de présentation de son site web et dans un communiqué de presse.

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En réalité, BLUE MIND a pu rapidement prospérer en premier lieu grâce au parasitisme systématique de la clientèle de LINAGORA :

  • en dénigrant LINAGORA concernant les difficultés rencontrées par cette dernière dans gestion des projets, sans ignorer que ces difficulté avaient précisément été provoquées par le désengagement puis le départ en masse de l’équipe OBM qui allait bientôt rejoindre BLUE MIND ;
  • en proposant les mêmes prestations que LINAGORA sur OBM ;
  • en valorisant les prestations effectuées sur Blue Mind une fois la migration effectuée ;
  • enfin en vendant des licences privatrices et payantes (modèle freemium) sur certains modules2 pourtant dérivés de code sous licence GPL au mépris des principes du logiciel libre.

En second lieu, ses coûts de développement étaient alors quasiment nuls en raison :

 


 

2 Le double discours de Blue Mind concernant son modèle économique a d’ailleurs été fortement critiqué par la communauté sur les forums français les plus actifs http://linuxfr.org/news/blue-mind-passe-en-version-2-0

La plus éclatante des démonstrations se constate cependant dans les suppressions hâtives des mentions des licences commerciales, le 21 janvier 2014.

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