Notre réponse au communiqué de presse de BLUE MIND

Quelques jours se sont écoulés depuis que nous avons rendu public ce blog.

Aujourd’hui, c’est pour répondre aux nombreuses réactions dans la presse, sur les réseaux sociaux, et surtout au communiqué de presse de BLUE MIND, que nous nous exprimons à nouveau.

A l’heure actuelle, la teneur des réactions sur internet dépend fortement de l’attention qui a été portée au contenu du blog. Les lecteurs qui ont survolé le site se scandalisent de notre communication, tandis que ceux qui ont consacré du temps à prendre connaissance des détails de cette communication se scandalisent des méthodes de BLUE MIND.

La réponse au communiqué de presse de BLUE MIND nous donne donc l’occasion de clarifier notre démarche ci-après, tandis que nous répondons donc à la nouvelle argumentation technique et juridique de BLUE MIND, point par point, dans cet article.

Aucun des arguments de BLUE MIND ne vient comme une surprise : BLUE MIND les a déjà développés précédemment dans les procédures judiciaires qui nous opposent. LINAGORA avait d’ailleurs devancé cette publication de BLUE MIND au travers de cet article.

Toutefois, la publication de BLUE MIND a trois mérites :

  1. Après l’avoir tant nié (voir par exemple la vidéo ici), BLUE MIND reconnaît enfin avoir repris le code d’OBM ! « Nous avons donc ajouté le copyright mentionné, « Copyright @ 1997-2008 Aliasource groupe Linagora » . Même si cela ne met pas fin au problème, cela constitue un vrai changement.
  2. BLUE MIND continue toutefois de manipuler la réalité comme nous le verrons pour sauvegarder ce qui peut l’être dans ce dossier.
  3. On notera enfin qu’à aucun instant BLUE MIND ne dément l’existence de travail au noir.

Enfin, dans son message, BLUE MIND a une pensée pour les « développeurs des deux parties« . Si LINAGORA agit aujourd’hui, c’est justement pour protéger aussi toutes les personnes qui font OBM : les clients, les utilisateurs, les développeurs, les contributeurs… Entendre BLUE MIND avoir une pensée pour les développeurs d’OBM peut paraître sympathique mais nous ne pouvons pas nous empêcher de douter de la sincérité de cette démarche…

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Comme le montre ce seul extrait, la sympathie affichée toute récente de BLUE MIND cadre mal avec l’agressivité sans réserve que BLUE MIND n’a eu de cesse de manifester vis-à-vis de LINAGORA et donc vis-à-vis des développeurs d’OBM qui en font partie.

Nous ne menaçons personne !

Nous pensons que l’écosystème et notamment les clients et partenaires de BLUE MIND devraient être informés qu’ils pourraient subir les conséquences d’une interdiction du produit. Nous ne souhaitons en aucune manière menacer qui que ce soit.

Les manipulations de BLUE MIND

Dans son communiqué, BLUE MIND prend quelques raccourcis avec la réalité. On peut penser que ces raccourcis ne sont pas anodins et constituent une technique habile de dissimulation des faits.

Pour illustrer ces manipulations, voici trois exemple (la réponse de BLUEMIND est analysée complètement dans un autre article) :

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  1.  « Linagora se renferme donc finalement sur un problème d’en-têtes de fichiers ou sur un copyright supprimé. » BLUE MIND avoue avoir repris et supprimé les en-têtes de fichers et le copyright. Or supprimer le droit d’auteur, en matière de propriété intellectuelle, c’est précisément cela qui est qualifié de contrefaçon.
  2. BLUE MIND prétend ne pas avoir été notifiée par LINAGORA des violations de licences. BLUE MIND omet dans son raisonnement qu’elle a été assignée justement pour ces faits.
  3. Enfin, BLUE MIND minimise la suppression systématique des mentions de LINAGORA et des licences en affirmant que ce ne serait pas de son fait mais de celui d’un programme ! Non seulement, c’est un argument particulièrement faible (qu’un informaticien procède aux suppressions au travers d’un script ne le rend pas moins responsable de cette suppression). De plus, comme cela est démontré par LINAGORA, la suppression a été faite dans le cadre des instructions précises données par Pierre Baudracco et contrôlée systématiquement par ce dernier.

Sur le caractère intentionnel de ces modifications, LINAGORA vous renvoie vers l’article sur les rouages de la contrefaçon.

L’argument de la faible importance de la reprise

BLUE MIND prétend que sa reprise du code d’OBM se limite aux 23 fichiers pour lesquels elle a réintégré les mentions de paternité de LINAGORA le 21 janvier 2014.

C’est FAUX !

BLUE MIND a repris beaucoup d’autres fichiers issus du code d’OBM. Mais ces 23 fichiers sont les seuls qui ont, au cours de la procédure, été portés à l’attention du magistrat afin de le déterminer à ordonner une mesure d’expertise (à laquelle BLUE MIND s’est d’ailleurs opposé de manière véhémente – on peut se demander d’ailleurs pourquoi une telle opposition si BLUE MIND n’a comme elle l’affirme rien à se reprocher…), ce qui a incité BLUE MIND a mener de discrètes opérations de rétropédalage.

L’argument de la taille

BLUE MIND nous explique que « le core de BlueMind comporte 8 fois plus de lignes de code qu’obm-sync référencé dans leur expertise« .

Même si BLUE MIND a intégré plus de fonctionnalités dans le module core de Blue Mind qu’OBM, il n’en demeure pas mois que les deux modules ont été repris intégralement.

Donc, selon BLUE MIND 15 % du code du coeur (le core) de sa solution aurait été repris d’OBM !

L’argument des langages

Pour s’exonérer de toute responsabilité, BLUE MIND prétend que son logiciel est écrit en java / javascript alors qu’OBM serait écrit uniquement en PHP : il ne pourrait y avoir de contrefaçon entre deux logiciels écrits différemment.

Or il suffit de visiter le site Ohloh http://www.ohloh.net/p/obm pour constater que plus de 20% du code d’OBM est écrit en Java. Il s’agit des composants de synchronisation serveur pour Thunderbird et pour les autres dispositifs mobiles qui font justement l’objet de la contrefaçon de la part de BLUE MIND.

Quant au sujet des licences des produits, il suffit de lire cette page http://laveritesurbluemind.net/?p=183 pour se faire une opinion sur le respect par BLUE MIND des valeurs les plus élémentaires du Logiciel Libre.

Tout en tentant de ne pas répondre explicitement sur le fond de ce dossier, BLUE MIND reconnait progressivement les faits.

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