La genèse de BLUE MIND

Le départ des salariés et fondateurs d’ALIASOURCE et de l’ensemble de l’équipe de développement d’OBM

Moins d’un an après la fin de la période de versement de leurs bonus, les fondateurs d’ALIASOURCE ont démissionné et quitté LINAGORA au milieu de l’année 2010. Leur départ a été accompagné en quelques mois (jusqu’à fin janvier 2011), par celui de la totalité de l’équipe OBM (anciens salariés d’ALIASOURCE) qui était placée sous leur supervision.

LINAGORA a alors activé les clauses de non-concurrence1 prévues aux contrats de travail de Pierre Baudracco, Pierre Carlier et Thomas Cataldo.

Conséquence négative des départs

Il est évident que la succession de départs de l’équipe en charge d’OBM a causé un trouble grave et durable à l’organisation de LINAGORA. Néanmoins, grâce à des efforts et des investissements considérables, LINAGORA a relevé le défi de cette désorganisation.

À ce jour, l’équipe OBM de recherche et développement est complètement reconstituée et mène bien plus loin les évolutions du produit OBM : LINAGORA a su démontrer son engagement sans faille pour continuer le développement d’OBM, quel qu’en soit le coût.

Ces investissements étaient d’autant plus nécessaires que de nombreux clients, dont plusieurs très grandes organisations, avaient fait le choix d’OBM.

Création de la société Blue Mind par Pierre Baudracco

Le 1er septembre 2010, soit un mois après son départ de LINAGORA, Monsieur Baudracco crée la société BLUE MIND.

A ce moment Pierre Baudracco est tenu par des engagements de non concurrence de deux natures :

  • une clause de non-concurrence jusqu’au 10 août 2011 au titre de son contrat de travail ;
  • une clause de non-concurrence au titre du pacte d’actionnaires de LINAGORA en tant qu’homme clé jusqu’au 10 août 2012 :

L’existence de ces engagements très forts vis-à-vis de LINAGORA expliquent pourquoi, officiellement, l’activité se limite alors, en apparence, à réaliser des prestations de conseil.

  

BLUE MIND en fera d’ailleurs un argument dans ses écritures en défense dans les diverses instances judiciaires qui l’opposent à LINAGORA, persistant à nier la concurrence portée à LINAGORA et OBM. Il s’agit là clairement d’un mensonge de la part de BLUE MIND, dont la stratégie de parasitisme de LINAGORA était précisément définie avant même sa création.

En réalité le marché visé dès la création de BLUE MIND est clairement identifié.

LINAGORA dispose en effet de très nombreux documents prouvant que l’objectif de l’équipe BLUE MIND était, dès juin 2010, de créer une structure et une activité concurrente à LINAGORA dans le domaine de la messagerie collaborative.

Par exemple, des échanges avec les membres de la société E-DEAL, futurs actionnaires de BLUE MIND recueillis lors de la saisie contrefaçon attestent parfaitement de cette préméditation (source : échanges de courriers entre Pierre Baudracco et E-DEAL entre les 9 et 18 juin 2010).

Autre exemple, en août 2011 BLUE MIND soumissionne à un appel d’offre auprès de l’UNIVERSITE PARIS OUEST NANTERRE LA DEFENSE. L’objet du marché consiste en la fourniture de « services d’assistance à l’intégration et au déploiement de la messagerie collaborative OBM ». Dans le DC22, BLUE MIND déclare avoir « réalisé 75% de son chiffre d’affaires de 2010 sur la fourniture de services ou de travaux objet du marché ».

Il ne fait donc aucun doute que, depuis sa création, BLUE MIND concurrence LINAGORA sur le marché de la messagerie collaborative et en particulier OBM. Comme elle l’indique elle même à la personne publique cette concurrence est la source principale de ses revenus en 2010, alors même que les dirigeants et salariés de BLUE MIND sont toujours tenus par les deux clauses de non-concurrence décrites ci-dessus, et par les obligations qui découlent de la garantie d’éviction.

La révélation du vrai agenda de Blue Mind

Pendant plusieurs mois, BLUE MIND reste donc silencieuse. Elle ne révèle rien de son activité jusqu’à 2011, année au cours de laquelle apparaissent progressivement sur son site web les premiers éléments du projet.

Il faut attendre fin novembre 2011 pour que la société Blue Mind présente officiellement son logiciel de messagerie collaborative Open Source.

annonce

Le 22 novembre 2011, par le biais notamment du blog édité par Monsieur Sylvain GARCIA3 et du compte LinkedIn de Monsieur Thomas CataldoBLUE MIND annonce la prochaine release de sa version bêta présentée notamment sur son site web comme une « solution complète de messagerie d’entreprise, d’agendas et de travail collaboratif ».

sgarciablog

Ces annonces officielles insistent sur :

  • le fait que l’intégralité de l’ancienne équipe OBM s’est recomposée pour travailler sur ce projet ;
  • le fait que l’élaboration de ce logiciel a requis « de longs mois de travail » (alors même que les principaux fondateurs étaient tenus par une clause de non concurrence au titre du contrat de travail jusqu’en août 2011 et par une clause de non concurrence au titre du pacte d’actionnaire jusqu’en août 2012).

Lorsqu’il s’agit de détourner un client de LINAGORA, la société BLUE MIND  ne se cache pas de l’origine de ses équipes puisqu’elle présente sur son site web son équipe de développement comme l’ancienne équipe qui a développé OBM.

Quelques semaines plus tard, en avril 2012, le logiciel Blue Mind est mis à disposition du public. Intriguée, LINAGORA en examine le code source, et se rend alors compte de la supercherie : les équipes de BLUE MIND ont contrefait le code source du logiciel OBM.

Tactiques d’accélération du développement de BLUE MIND

Pour se développer rapidement, la société BLUE MIND se devait de limiter au maximum ses coûts de développement.

Cette limitation des coûts s’est faite selon trois tactiques :


1 Comme c’est l’usage, la portée de ces clauses de non-concurrence était limitée dans le temps comme dans l’espace, et leur activation a donné lieu au versement de la compensation financière définie dans les contrats de travail concernés.

2 Dans un marché public, le DC2 est le formulaire dans lequel le candidat fournit l’ensemble des renseignements et documents demandés par l’acheteur public pour vérifier ses capacités professionnelles techniques et financières.

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