Archives mensuelles : mai 2014

Droit de réponse de la société BLUE MIND

Conformément aux dispositions de la loi du 21 juin 2004 sur la confiance dans l’économie numérique, BLUE MIND exerce son droit de réponse à l’égard des propos tenus par LINAGORA à son encontre.

La communication menée par Linagora à l’encontre de BLUE MIND

Très présent médiatiquement grâce à l’accueil positif de notre solution par les clients et la communauté Open Source, nous le sommes cette fois-ci par les attaques de Linagora qui mène un véritable acharnement juridique et médiatique (publicités à charge dans magazines spécialisés, distribution de tracts et communiqué de presse diffamatoires et dénigrants, contact des clients, prospects et partenaires BlueMind, site web dédié,..) contre BlueMind et ses dirigeants.

Linagora préfère sa vérité à celle du juge

Suite à l’ordonnance du juge de la mise en état du 28/04/2014 qui a rejeté l’intégralité des demandes de Linagora visant à faire interdire ou limiter la diffusion intégrale ou partielle de la solution BlueMind, et permettant une nouvelle expertise (indépendante et contradictoire cette fois sous réserve du paiement de la caution financière par Linagora), Linagora a cru bon de décreter publiquement sa « vérité », une étonnante mise en scène des faits, en dévoilant au passage de nombreux documents confidentiels et morceaux de mails privés sortis de leur contexte et complètement détournés.

Outre la méthode et les nombreuses illégalités qu’elle comporte, de surcroît dans une affaire en cours, il nous semble qu’en France la justice est encore donnée par les juges et de notre côté nous préférons nous en tenir aux faits et à la vérité juridique.

Menaces non fondées contre les clients, partenaires et utilisateurs de BlueMind

Linagora, en l’absence de jugement au fond et malgré l’ordonnance du juge de la mise en état du 28/04/2014 ayant rejeté les demandes d’interdictions totales ou partielles du logiciel BlueMind, se permet de menacer les clients et partenaires de BlueMind en les qualifiant de receleurs ! Ceci est une accusation très grave et non fondée.

Nous rappelons qu’aucune contrefaçon n’est établie malgré les efforts dantesques de Linagora pour essayer de trouver la moindre faute.

De plus et dans tous les cas la licence GPL v3 (standard et Affero) à laquelle sont soumis les logiciels OBM et BlueMind protège explicitement tous les utilisateurs / partenaires / clients à qui est distribué le logiciel contre ce type d’agissement.

Article 8 de la GPL v3 : « … Termination of your rights under this section does not terminate the licenses of parties who have received copies or rights from you under this License. » qui peut se traduire par « La cessation de vos droits en application de cet article n’entraînera pas la résiliation des licences pour les parties qui ont reçu des exemplaires ou des droits de votre part en application de cette Licence.« 

Nous n’en resterons pas là !

La violence et la gravité des accusations et des actes, sur le fond et la forme, de LINAGORA à notre encontre suscite nécessairement une réponse juridique adéquate de notre part.

Compléments pour la communauté / écosystème Open Source

Puisque Linagora prétexte de légitimer son action par la défense de l’écosystème Open Source et du logiciel libre et sans rentrer dans le jeu nauséabond de dévoiler les copieux éléments de notre dossier, quelques faits techniques pour la communauté :

  • OBM est écrit en PHP (+ un automate en Perl, qui traite la partie système, et 1 composant de synchronisation obm-sync en java), BlueMind est écrit en full Java / Javascript. Voir les forges ou ohloh par exemple.
  • l’accusation est en réalité restreinte à 2 composants, le logiciel o-push et le module obm-sync. 2 composants java de synchronisation, utilisés par obm :

o-push

(voir http://code.google.com/p/o-push/ ) utilisé également dans BlueMind, dont le développement est public et historisé sur la forge google, est un composant Open Source (GPL v3) qui jusqu’à preuve du contraire et malgré les tentatives d’appropriation, n’appartient pas à Linagora. o-push est d’ailleurs cité explicitement dans le fichier THIRD_PARTY d’obm ! L’auteur original d’o-push, aujourd’hui salarié de BlueMind, vient d’assigner Linagora en justice pour faire respecter ses droits (bien ravi de cette marque de reconnaissance de la part de Linagora qu’il avait pourtant sorti de l’ornière sur un gros projet en présentant et proposant d’utiliser son logiciel o-push : cette présentation est publique dans la forge d’o-push)

obm-sync

composant de synchronisation basé sur web-service, dont quelques fichiers (manipulation de la librairie ical4j, lecture / enregistrement de données..) ont des similitudes dans le core de BlueMind. A noter que :

  • le core de BlueMind comporte 8 fois plus de lignes de code qu’obm-sync référencé dans leur expertise
  • ces 2 composants sont sous même licence Affero GPL v3. Linagora se renferme donc finalement sur un problème d’en-tếte de fichiers ou un Copyright aurait été supprimé.

Sans notification de Linagora, après recherche fastidieuse dans les forges en essayant de décrypter une de leur « expertise », il s’agit de 23 fichiers. Nous avons donc ajouté le copyright mentionné, « Copyright @ 1997-2008 Aliasource groupe Linagora » à ces fichiers.

Ce sujet, souvent lié aux modifications en masse des en-tête des fichiers, exécutées par des programmes :

  • se constate dans le code même d’obm. Voir par exemple dans le git obm les commits « OBMFULL-3101 Revert Stato License » ou « OBMFULL-3203 Remove All Licence Stato » sur la librairie Stato, qui a subi un changement de licence, notifié par l’auteur pour rectification
  • est tellement classique qu’il est prévu et géré par la licence même
  • est traité généralement par un simple email dans la logique / éthique du logiciel libre

Si nous voulons être encore plus précis, la licence GPL v3 (standard et Affero, article 8 toujours) traite très bien le sujet (et non la GPL v2, ce qui explique la tentative de Linagora de modifier entre 2 assignations son chef d’accusation en indiquant que son logiciel était finalement sous GPL v2, ceci étant contredit directement par leur propre constat rendu public..). Elle indique clairement qu’en cas de détection d’un problème sur les conditions d’utilisation, vous devez notifier la personne en question « de façon raisonnable » avec pour objectif la correction du problème. Dès que le problème est corrigé (dans un délais de 30 ou 60 jours après la notification si notification, sinon il n’y a même pas de sujet) la personne récupère les droits d’utilisation de la licence.

Nous n’avons jamais reçu une telle notification de la part de Linagora.

Pour conclure

Sans compter :

  • les accusations de dissimulation par suppression du terme obm (on le trouve dans certains fichiers d’o-push), alors que notre code est libre et accessible sans contrainte, et que les composants externes utilisés sont explicitement cités dans le fichier LICENCE.txt de BlueMind
  • notre attente de connaître enfin la fameuse licence propriétaire sous laquelle BlueMind aurait été distribué (une saisie qui a tout passé au crible, des clients jusqu’aux emails personnels l’aurait forcément trouvée non ?),
  • que le développement des 2 logiciels et leurs « avancées » sont consultables publiquement

Voila, « l’extraordinaire histoire de la contrefaçon de BlueMind »… façon Linagora..

Aux journalistes, à qui on a vendu « la nouvelle affaire Snowden », vraiment désolé.

L’écosystème, qui a déjà montré qu’il n’était pas dupe (merci pour tous ces témoignages !), appréciera cette croisade qui prétextant « la défense du logiciel libre », sert un tout autre objectif.

Pour notre part nous sommes désolés de cette image négative donnée au logiciel libre et à son écosystème, des débats stériles subis, notamment par les développeurs des 2 parties, qui mériteraient un tout autre respect, et malgré les nombreux encouragements et propositions de publier un site laveritesurlinagora.com, nous préférons dépenser notre énergie et nos revenus à développer notre produit Open Source.

Lettre ouverte à Teclib

Monsieur le Président, Cher Pascal,

Je viens de prendre connaissance de la communication publique que vous avez décidé d’afficher sur votre site internet, par laquelle vous soutenez vigoureusement votre partenaire, la société BLUE MIND dans le conflit qui l’oppose à LINAGORA.

Vous ne mâchez pas d’ailleurs pas vos mots à l’encontre d’Alexandre : « M. ZAPOLSKY continue le discrédit de sa société en essayant de salir sa concurrence », et qualifiez notre décision de mettre à disposition du public les faits et les documents décrivants les agissements de BLUE MIND de « campagne de désinformation ».

Naturellement, votre premier réflexe en tant que partenaire et intégrateur de Blue Mind a été défendre la solution que vous avez vendue à vos clients.

Selon votre propre déclaration, vous assurez à vos clients « qu’ils n’encourent aucun risque financier ou juridique et qu’il ne doivent pas tenir compte de la campagne de désinformation actuelle ».

Dans cette « campagne », nous avons fait le choix de la transparence et de l’exhaustivité parce qu’elles étaient indispensables pour que chacun puisse se faire une conviction non sur nos seules affirmations mais en ayant en main tous les éléments du dossier.

Nous ne pouvons que remarquer qu’il existe un décalage important entre les garanties que vous apportez à vos clients utilisateurs de Blue Mind et la réelle portée des engagements que vous êtes en mesure de prendre.

Une fois la solution Blue Mind reconnue contrefaisante et donc interdite, il vous sera impossible d’en assurer le maintien chez vos clients.

Dans ce dossier, nous ne pouvons que vous suggérer de reconsidérer votre engagements auprès de vos clients après une étude plus approfondie des éléments mis à votre disposition.

Soyez certains que si notre démarche avait été motivée par le désir de désinformer, nous n’aurions jamais pris la peine et le temps nécessaires à une telle exhaustivité.

Michel-Marie MAUDET – @mmaudet

Notre réponse au communiqué de presse de BLUE MIND

Quelques jours se sont écoulés depuis que nous avons rendu public ce blog.

Aujourd’hui, c’est pour répondre aux nombreuses réactions dans la presse, sur les réseaux sociaux, et surtout au communiqué de presse de BLUE MIND, que nous nous exprimons à nouveau.

A l’heure actuelle, la teneur des réactions sur internet dépend fortement de l’attention qui a été portée au contenu du blog. Les lecteurs qui ont survolé le site se scandalisent de notre communication, tandis que ceux qui ont consacré du temps à prendre connaissance des détails de cette communication se scandalisent des méthodes de BLUE MIND.

La réponse au communiqué de presse de BLUE MIND nous donne donc l’occasion de clarifier notre démarche ci-après, tandis que nous répondons donc à la nouvelle argumentation technique et juridique de BLUE MIND, point par point, dans cet article.

Aucun des arguments de BLUE MIND ne vient comme une surprise : BLUE MIND les a déjà développés précédemment dans les procédures judiciaires qui nous opposent. LINAGORA avait d’ailleurs devancé cette publication de BLUE MIND au travers de cet article.

Toutefois, la publication de BLUE MIND a trois mérites :

  1. Après l’avoir tant nié (voir par exemple la vidéo ici), BLUE MIND reconnaît enfin avoir repris le code d’OBM ! « Nous avons donc ajouté le copyright mentionné, « Copyright @ 1997-2008 Aliasource groupe Linagora » . Même si cela ne met pas fin au problème, cela constitue un vrai changement.
  2. BLUE MIND continue toutefois de manipuler la réalité comme nous le verrons pour sauvegarder ce qui peut l’être dans ce dossier.
  3. On notera enfin qu’à aucun instant BLUE MIND ne dément l’existence de travail au noir.

Enfin, dans son message, BLUE MIND a une pensée pour les « développeurs des deux parties« . Si LINAGORA agit aujourd’hui, c’est justement pour protéger aussi toutes les personnes qui font OBM : les clients, les utilisateurs, les développeurs, les contributeurs… Entendre BLUE MIND avoir une pensée pour les développeurs d’OBM peut paraître sympathique mais nous ne pouvons pas nous empêcher de douter de la sincérité de cette démarche…

Projet_eviction1_modifié

Comme le montre ce seul extrait, la sympathie affichée toute récente de BLUE MIND cadre mal avec l’agressivité sans réserve que BLUE MIND n’a eu de cesse de manifester vis-à-vis de LINAGORA et donc vis-à-vis des développeurs d’OBM qui en font partie.

Nous ne menaçons personne !

Nous pensons que l’écosystème et notamment les clients et partenaires de BLUE MIND devraient être informés qu’ils pourraient subir les conséquences d’une interdiction du produit. Nous ne souhaitons en aucune manière menacer qui que ce soit.

Les manipulations de BLUE MIND

Dans son communiqué, BLUE MIND prend quelques raccourcis avec la réalité. On peut penser que ces raccourcis ne sont pas anodins et constituent une technique habile de dissimulation des faits.

Pour illustrer ces manipulations, voici trois exemple (la réponse de BLUEMIND est analysée complètement dans un autre article) :

les argt de bm

  1.  « Linagora se renferme donc finalement sur un problème d’en-têtes de fichiers ou sur un copyright supprimé. » BLUE MIND avoue avoir repris et supprimé les en-têtes de fichers et le copyright. Or supprimer le droit d’auteur, en matière de propriété intellectuelle, c’est précisément cela qui est qualifié de contrefaçon.
  2. BLUE MIND prétend ne pas avoir été notifiée par LINAGORA des violations de licences. BLUE MIND omet dans son raisonnement qu’elle a été assignée justement pour ces faits.
  3. Enfin, BLUE MIND minimise la suppression systématique des mentions de LINAGORA et des licences en affirmant que ce ne serait pas de son fait mais de celui d’un programme ! Non seulement, c’est un argument particulièrement faible (qu’un informaticien procède aux suppressions au travers d’un script ne le rend pas moins responsable de cette suppression). De plus, comme cela est démontré par LINAGORA, la suppression a été faite dans le cadre des instructions précises données par Pierre Baudracco et contrôlée systématiquement par ce dernier.

Sur le caractère intentionnel de ces modifications, LINAGORA vous renvoie vers l’article sur les rouages de la contrefaçon.

L’argument de la faible importance de la reprise

BLUE MIND prétend que sa reprise du code d’OBM se limite aux 23 fichiers pour lesquels elle a réintégré les mentions de paternité de LINAGORA le 21 janvier 2014.

C’est FAUX !

BLUE MIND a repris beaucoup d’autres fichiers issus du code d’OBM. Mais ces 23 fichiers sont les seuls qui ont, au cours de la procédure, été portés à l’attention du magistrat afin de le déterminer à ordonner une mesure d’expertise (à laquelle BLUE MIND s’est d’ailleurs opposé de manière véhémente – on peut se demander d’ailleurs pourquoi une telle opposition si BLUE MIND n’a comme elle l’affirme rien à se reprocher…), ce qui a incité BLUE MIND a mener de discrètes opérations de rétropédalage.

L’argument de la taille

BLUE MIND nous explique que « le core de BlueMind comporte 8 fois plus de lignes de code qu’obm-sync référencé dans leur expertise« .

Même si BLUE MIND a intégré plus de fonctionnalités dans le module core de Blue Mind qu’OBM, il n’en demeure pas mois que les deux modules ont été repris intégralement.

Donc, selon BLUE MIND 15 % du code du coeur (le core) de sa solution aurait été repris d’OBM !

L’argument des langages

Pour s’exonérer de toute responsabilité, BLUE MIND prétend que son logiciel est écrit en java / javascript alors qu’OBM serait écrit uniquement en PHP : il ne pourrait y avoir de contrefaçon entre deux logiciels écrits différemment.

Or il suffit de visiter le site Ohloh http://www.ohloh.net/p/obm pour constater que plus de 20% du code d’OBM est écrit en Java. Il s’agit des composants de synchronisation serveur pour Thunderbird et pour les autres dispositifs mobiles qui font justement l’objet de la contrefaçon de la part de BLUE MIND.

Quant au sujet des licences des produits, il suffit de lire cette page http://laveritesurbluemind.net/?p=183 pour se faire une opinion sur le respect par BLUE MIND des valeurs les plus élémentaires du Logiciel Libre.

Tout en tentant de ne pas répondre explicitement sur le fond de ce dossier, BLUE MIND reconnait progressivement les faits.

L’analyse de la communication de BLUE MIND

Même si nous connaissons depuis longtemps l’équipe de BLUE MIND, nous ne pensions pas être confrontés à une communication manifestement préparée depuis longtemps. BLUE MIND s’est montrée capable de délivrer à la communauté des messages séduisants par leur simplicité, proches de la sensibilité des développeurs, et pourtant totalement mensongers.

Les enjeux de la communication de BLUE MIND sont les suivants :

  • faire passer l’action de LINAGORA comme une tentative désespérée et totalement puérile de dénigrer un concurrent ;
  • faire passer tous les documents présentés par LINAGORA comme non-constructifs et inintéressants, surtout ceux dont la réalité est trop gênante pour être contestée (Pourquoi Pierre Baudracco a-t-il donné des instructions précises de suppressions des mentions de paternité de LINAGORA ? ; comment Pierre  Baudracco justifie -t-il le travail qu’il qualifie lui même de clandestin ? ) .

LINAGORA oppose des faits précis et très documentés (qui demandent à être lus) aux raccourcis mensongers de BLUE MIND.

Pour ne citer que cela, la démonstration sur le fait que Blue Mind et OBM seraient écrits dans des langages différents et que dès lors il ne pourrait y avoir de contrefaçon est le parfait exemple d’une argumentation qui semble crédible alors qu’il ne s’agit d’un raccourci grossier qui masque la réalité.

Redisons-le : le coeur d’OBM est écrit en java et c’est cette partie qui a été reprise par BLUE MIND dans sa solution en supprimant les mentions de paternité.

Nous pensons donc que la communication appelle une réponse sur le fond comme sur la méthode employée.

Sur la méthode

Le communiqué de presse BLUE MIND reflète en grande partie la méthode et les arguments de communication employés sur internet (notamment twitter, wikipedia, youtube, et les forums tels que linuxfr.org).

Ainsi, sur Linuxfr.org, avec un compte spécialement créé pour l’occasion :

Linuxfr.org

Mais des internautes ne sont pas restés dupes :

coincidence

Pour les autres, nous avons voulu reprendre en détail cette méthode et chaque argument déployé par BLUE MIND pour en montrer le caractère mensonger.

De manière générale, tous les moyens sont bons pour ne pas engager de réelle discussion sur le fond, et détourner l’attention sur de faux-débats techniques ou juridiques.

Bien qu’ils soient accablants, les pièces et documents sont balayés d’un revers de main par BLUE MIND au moyen d’un argument simple : les documents et mails que nous avons mis à la disposition du public seraient « sortis de leur contexte et complètement détournés« .

Par ce procédé très facile à reproduire par ses soutiens, BLUE MIND évite habilement toute discussion sur le fond.

– Par exemple, sur le forum linuxfr.org, Pierre Baudracco explique pourquoi il a cru possible de créer BLUE MIND comme si il n’avait jamais vendu ALIACOM à LINAGORA, tout en contrefaisant une partie d’OBM.

En effet, lorsqu’un internaute constate le non-respect par BLUE MIND et son équipe des engagements de non-concurrence, ainsi que la suppression des mentions de paternité de LINAGORA, Pierre Baudracco lui-même compare OBM a une « voiture prometteuse » vendue à LINAGORA et que LINAGORA aurait « abîmée ».

Un internaute :

internaute

Réponse de Pierre Baudracco : 
voiture

MAIS OBM N’EST PAS UNE VOITURE !

Bien que séduisante par sa simplicité, cette image est en décalage total avec la réalité et permet à Pierre Baudracco de justifier en quelques lignes tant la concurrence déloyale que les agissements de contrefaçon.

– Sur Wikipedia et sur Twitter, Pierre Baudracco est également très actif :

Par exemple, dans ce tweet, et au cours d’une interview Pierre Baudracco reprend l’argumentation répandue par l’équipe de BLUE MIND sur la page Wikipedia de cette société, selon laquelle les demandes de  LINAGORA auraient été rejetées en bloc par l’ordonnance du 28/04/2014.

tweetsPba

commpressbm

Cependant, devant les réactions des internautes, BLUE MIND a une fois de plus changé de discours : dans son communiqué, BLUE MIND insiste sur le rejet de nos demandes, mais reconnait pour la première fois que le rejet ne porte que sur l’interdiction. (Donc les demandes de LINAGORA n’ont pas été rejetées à 100%).

D’ailleurs, la demande d’interdiction n’est rejetée qu’à ce stade, dans l’attente de la réalisation de l’expertise qui a été demandée par LINAGORA.

Malgré ce revirement, BLUE MIND tente encore de retourner l’ordonnance à son avantage, en disant que le juge a permis une  » nouvelle expertise (indépendante et contradictoire cette fois sous réserve du paiement de la caution financière par Linagora) « .

BLUE MIND semble ici se réjouir du caractère indépendant et contradictoire de l’expertise alors qu’elle s’est battue pour que cette expertise soit refusée par le TGI de Bordeaux.

Dans ses écritures, BLUE MIND a en effet consacré 5 pages entières à tenter de convaincre le Tribunal de refuser l’expertise des codes sources, puis 4 autres pages a essayer d’en limiter la portée si l’expertise était accordée.

Le juge a finalement accordé la mesure d’expertise que nous avons sollicitée (c’est pour cette raison que nous en supportons provisoirement le coût), et laissé au seul arbitrage de l’expert la définition de la portée de l’expertise.

Bien que BLUE MIND ait tenté par tous les moyens de faire rejeter la demande d’expertise, elle n’hésite pas dans son communiqué à se réjouir de cette expertise et à mettre en avant son caractère indépendant et contradictoire !

« L’acharnement de LINAGORA à l’encontre de BLUE MIND »

Dans son communiqué comme sur internet, BLUE MIND et ses dirigeants se présentent comme victimes de notre « acharnement juridique et médiatique ».

Le statut de victime que ces derniers s’octroient leur permet ainsi de répandre l’idée que notre société, par des moyens plus importants, pourrait les écraser sous des procédures et une communication de grande ampleur mais sans fondement.

C’est FAUX.

Simplement, la liste des agissements de BLUE MIND est extrêmement longue, et dès lors que nous avions décidé de nous battre, nous avons du le faire sur tous les fronts au niveau judiciaire, et être exhaustifs dans notre communication.

Si la communication de LINAGORA peut sembler violente ou choquante, c’est surtout les agissements dénoncés qui le sont. 

In fine, BLUE MIND choisit avec soin les débats dans lesquels elle s’investit, et critique abondamment les supports de communication de LINAGORA, mais reste totalement muette sur les informations qu’ils contiennent. 

Selon BLUE MIND, « [LINAGORA] se permet de menacer les clients et partenaires de BlueMind en les qualifiant de receleurs ! Ceci est une accusation très grave et non fondée ».

BLUE MIND détourne nos arguments, et voit des menaces là où il n’y a que des informations rendues publiques pour que chacun puisse se forger sa propre opinion en connaissance de cause, et que les utilisateurs de Blue Mind mesurent les réels enjeux liés à l’adoption de ce produit. 

Les utilisateurs de Blue Mind ont pourtant le droit de savoir ce qu’il se passe ! Il est évident que BLUE MIND aurait préféré que cette histoire ne soit pas dévoilée, jusqu’au dernier moment. Il est normal que ses dirigeants soient furieux que leurs clients et l’écosystème soient en mesure de constater les méthodes employées.

Il s’agit effectivement d’informations graves. Nous savions qu’en les divulguant sur ce blog nous ne ferions plaisir à personne. Nous savions également que nous ferions l’objet de critiques, souvent d’ailleurs mal fondées.

Par exemple :

lathune

Nous n’avons pas pris la peine de répondre sur le fil de discussion, mais nous sommes à Puteaux depuis plus de 4 ans . :-)

LINAGORA n’a pas pris à la légère cette communication et aurait préféré ne pas avoir à la faire !

SUR LE FOND 

– Dans son communiqué, BLUE MIND se retranche derrière l’argumentation selon laquelle « dans tous les cas (autrement dit, si la contrefaçon était retenue par un juge) la licence GNU GPLv3 à laquelle sont soumis les logiciels OBM et BlueMind protège explicitement tous les utilisateurs/partenaires/clients à qui est distribué le logiciel contre ce type d’agissements ».

CE DISCOURS EST TOTALEMENT FAUX.

Aucun contrat ne pourra jamais protéger le distributeur ou l’utilisateur d’une contrefaçon ! 

Quel que soit le contrat de licence (libre ou privatrice d’ailleurs) qui lie éditeur, contributeurs et utilisateurs, une contrefaçon est hors du commerce, les contrats qui ont une contrefaçon pour objet sont frappés de nullité absolue.

Aucun droit n’est accordé à l’utilisateur d’un logiciel issu d’une contrefaçon, pas même le droit d’usage. 

Pourtant, BLUE MIND n’hésite pas à dire à ses clients que  l’auteur d’une contrefaçon peut protéger ses clients par un contrat (la licence GNU GPL ou GNU Affero GPLv3) qui maintiendrait leurs droits sur le produit contrefaisant, « dans tous les cas ».

C’est comme si un vendeur de sacs à mains contrefaits disait à ses clients potentiels « vous ne risquez rien, si je me fais arrêter je vous décharge de toute responsabilité grâce à un contrat ».

Ce discours ne doit tromper personne, il est conçu pour rassurer clients et prospects sur la pérennité de l’usage de BLUE MIND, alors que leur situation est particulièrement précaire.

– Sur internet BLUE MIND essaie de démontrer que nous aurions « soigneusement » choisi les versions de la solution Blue Mind d’OBM pour que l’analyse fasse apparaître une forte similitude entre nos deux solutions.

Voici un excellent exemple de faux-débat élaboré par BLUE MIND dans sa communication.

L’argument de BLUE MIND est extrêmement simple, et facile à retenir : « Blue Mind et OBM ont aujourd’hui la même licence, donc il n’y a pas de problème, LINAGORA cherche la petite bête pour rien, en faisant du mal à l’écosystème ».

En réalité, les éditeurs peuvent légitimement choisir de changer la licence qui encadre leur solution pour n’importe quelle autre licence (libre ou privatrice) dès lors qu’ils sont propriétaires du code diffusé.

BLUE MIND n’avait absolument pas le droit de changer la licence des modules O-Push et OBM-Sync, mais c‘est principalement l’effacement de notre paternité qui caractérise la contrefaçon dans cette affaire, BLUE MIND le sait, et tente de brouiller le débat comme elle le peut, adoptant dans son communiqué de presse la même argumentation que dans sa défense judiciaire.

Evidemment nous agissons parce que BLUE MIND utilise notre travail sans respecter notre paternité et les licences libres que nous avons choisies, mais la conduite de BLUE MIND est aussi néfaste aux utilisateurs parce qu’ils enlèvent de ce code la liberté que nous y avons mis.

Enfin, BLUE MIND avance qu’un de ses salarié serait en réalité propriétaire du module O-PUSH et non LINAGORA.

BLUE MIND ne précise cependant pas que ce salarié, qui s’appelle Thomas Cataldo :

  • était salarié d’ALIACOM, puis d’ALIASOURCE, sous les ordres de Pierre Baudracco avant que cette société ne soit achetée par LINAGORA ;
  • était toujours sous les ordres de Pierre Baudracco quand toute l’équipe d’ALIASOURCE travaillait chez LINAGORA ;
  • a travaillé sur le projet O-PUSH pour les besoins de LINAGORA durant son temps de travail, sur les instructions de et encadré par Pierre Baudracco.  Ces contributions, comme tous les projets qu’il a été payé pour réaliser appartiennent à LINAGORA ;
  • a pris une part active à la construction du projet BLUE MIND avec Pierre Baudracco alors que toute l’équipe (eux-deux compris) travaillait encore chez LINAGORA ;
  • est encore sous les ordres de Pierre Baudracco aujourd’hui ;
  • est aujourd’hui ACTIONNAIRE de BLUE MIND, aux côtés de Pierre Baudracco, PDG. 

Les revendications de Monsieur Cataldo sont sans fondements comme cela est démontré dans l’article « les arguments de BLUE MIND.« 

Qu’elle ait été menée sur ordre de Pierre Baudracco ou de l’initiative de Thomas Cataldo, cette action en revendication est la seule chose qui – présentée in extremis au TGI de Bordeaux – a pu faire douter le juge et empêche l’interdiction de BLUE MIND.

L’enjeu n’était donc absolument pas « d’obtenir réparation » pour l’usage que LINAGORA ferait du module O-Push (sinon cette revendication aurait eu lieu depuis longtemps) mais plutôt de sauver momentanément la société dont Thomas Cataldo est actionnaire !

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Nous nous emploierons à éventer tous les mensonges, manipulations des faits et faux débats que BLUE MIND présentera à la communauté et à ses clients pour éviter d’assumer ses actes et de prendre ses responsabilités.

Nous restons mobilisés pour faire avancer les dossiers judiciaires (la justice ne passe pas au second plan pour LINAGORA), et pour qu’il ne soit pas dit et admis que la fraude et la contrefaçon sont excusables parce que nos logiciels sont libres.

La genèse de BLUE MIND

Le départ des salariés et fondateurs d’ALIASOURCE et de l’ensemble de l’équipe de développement d’OBM

Moins d’un an après la fin de la période de versement de leurs bonus, les fondateurs d’ALIASOURCE ont démissionné et quitté LINAGORA au milieu de l’année 2010. Leur départ a été accompagné en quelques mois (jusqu’à fin janvier 2011), par celui de la totalité de l’équipe OBM (anciens salariés d’ALIASOURCE) qui était placée sous leur supervision.

LINAGORA a alors activé les clauses de non-concurrence1 prévues aux contrats de travail de Pierre Baudracco, Pierre Carlier et Thomas Cataldo.

Conséquence négative des départs

Il est évident que la succession de départs de l’équipe en charge d’OBM a causé un trouble grave et durable à l’organisation de LINAGORA. Néanmoins, grâce à des efforts et des investissements considérables, LINAGORA a relevé le défi de cette désorganisation.

À ce jour, l’équipe OBM de recherche et développement est complètement reconstituée et mène bien plus loin les évolutions du produit OBM : LINAGORA a su démontrer son engagement sans faille pour continuer le développement d’OBM, quel qu’en soit le coût.

Ces investissements étaient d’autant plus nécessaires que de nombreux clients, dont plusieurs très grandes organisations, avaient fait le choix d’OBM.

Création de la société Blue Mind par Pierre Baudracco

Le 1er septembre 2010, soit un mois après son départ de LINAGORA, Monsieur Baudracco crée la société BLUE MIND.

A ce moment Pierre Baudracco est tenu par des engagements de non concurrence de deux natures :

  • une clause de non-concurrence jusqu’au 10 août 2011 au titre de son contrat de travail ;
  • une clause de non-concurrence au titre du pacte d’actionnaires de LINAGORA en tant qu’homme clé jusqu’au 10 août 2012 :

L’existence de ces engagements très forts vis-à-vis de LINAGORA expliquent pourquoi, officiellement, l’activité se limite alors, en apparence, à réaliser des prestations de conseil.

  

BLUE MIND en fera d’ailleurs un argument dans ses écritures en défense dans les diverses instances judiciaires qui l’opposent à LINAGORA, persistant à nier la concurrence portée à LINAGORA et OBM. Il s’agit là clairement d’un mensonge de la part de BLUE MIND, dont la stratégie de parasitisme de LINAGORA était précisément définie avant même sa création.

En réalité le marché visé dès la création de BLUE MIND est clairement identifié.

LINAGORA dispose en effet de très nombreux documents prouvant que l’objectif de l’équipe BLUE MIND était, dès juin 2010, de créer une structure et une activité concurrente à LINAGORA dans le domaine de la messagerie collaborative.

Par exemple, des échanges avec les membres de la société E-DEAL, futurs actionnaires de BLUE MIND recueillis lors de la saisie contrefaçon attestent parfaitement de cette préméditation (source : échanges de courriers entre Pierre Baudracco et E-DEAL entre les 9 et 18 juin 2010).

Autre exemple, en août 2011 BLUE MIND soumissionne à un appel d’offre auprès de l’UNIVERSITE PARIS OUEST NANTERRE LA DEFENSE. L’objet du marché consiste en la fourniture de « services d’assistance à l’intégration et au déploiement de la messagerie collaborative OBM ». Dans le DC22, BLUE MIND déclare avoir « réalisé 75% de son chiffre d’affaires de 2010 sur la fourniture de services ou de travaux objet du marché ».

Il ne fait donc aucun doute que, depuis sa création, BLUE MIND concurrence LINAGORA sur le marché de la messagerie collaborative et en particulier OBM. Comme elle l’indique elle même à la personne publique cette concurrence est la source principale de ses revenus en 2010, alors même que les dirigeants et salariés de BLUE MIND sont toujours tenus par les deux clauses de non-concurrence décrites ci-dessus, et par les obligations qui découlent de la garantie d’éviction.

La révélation du vrai agenda de Blue Mind

Pendant plusieurs mois, BLUE MIND reste donc silencieuse. Elle ne révèle rien de son activité jusqu’à 2011, année au cours de laquelle apparaissent progressivement sur son site web les premiers éléments du projet.

Il faut attendre fin novembre 2011 pour que la société Blue Mind présente officiellement son logiciel de messagerie collaborative Open Source.

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Le 22 novembre 2011, par le biais notamment du blog édité par Monsieur Sylvain GARCIA3 et du compte LinkedIn de Monsieur Thomas CataldoBLUE MIND annonce la prochaine release de sa version bêta présentée notamment sur son site web comme une « solution complète de messagerie d’entreprise, d’agendas et de travail collaboratif ».

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Ces annonces officielles insistent sur :

  • le fait que l’intégralité de l’ancienne équipe OBM s’est recomposée pour travailler sur ce projet ;
  • le fait que l’élaboration de ce logiciel a requis « de longs mois de travail » (alors même que les principaux fondateurs étaient tenus par une clause de non concurrence au titre du contrat de travail jusqu’en août 2011 et par une clause de non concurrence au titre du pacte d’actionnaire jusqu’en août 2012).

Lorsqu’il s’agit de détourner un client de LINAGORA, la société BLUE MIND  ne se cache pas de l’origine de ses équipes puisqu’elle présente sur son site web son équipe de développement comme l’ancienne équipe qui a développé OBM.

Quelques semaines plus tard, en avril 2012, le logiciel Blue Mind est mis à disposition du public. Intriguée, LINAGORA en examine le code source, et se rend alors compte de la supercherie : les équipes de BLUE MIND ont contrefait le code source du logiciel OBM.

Tactiques d’accélération du développement de BLUE MIND

Pour se développer rapidement, la société BLUE MIND se devait de limiter au maximum ses coûts de développement.

Cette limitation des coûts s’est faite selon trois tactiques :


1 Comme c’est l’usage, la portée de ces clauses de non-concurrence était limitée dans le temps comme dans l’espace, et leur activation a donné lieu au versement de la compensation financière définie dans les contrats de travail concernés.

2 Dans un marché public, le DC2 est le formulaire dans lequel le candidat fournit l’ensemble des renseignements et documents demandés par l’acheteur public pour vérifier ses capacités professionnelles techniques et financières.

Blue Mind, un logiciel pas si novateur…

Dès sa création, le marketing de la société BLUE MIND présente son logiciel comme un travail totalement nouveau apportant une rupture technologique par rapport à l’existant.

BLUE MIND présente comme une solution de messagerie Open Source « de nouvelle génération qui apporte une solution moderne, renouveau par rapport aux solutions existantes de messagerie collaborative en terme d’ergonomie, d’architecture, de technologie et de conception. Pour le bénéfice de tous ».

Le 19 juin 2012 à son lancement au salon Solution Linux, Pierre Baudracco, PDG et fondateur de BLUE MIND, présente sa solution :

« vu que l’équipe Blue Mind est celle qui avait conçu OBM de 1998 à 2010, la première question ou une question qu’on nous pose souvent est : « ah bon vous avez fait un fork d’OBM ? ». Donc pas du tout, on a pas fait un fork d’OBM, on est repartis d’une page blanche et cela se voit clairement en termes d’architecture puisqu’on est partis sur une technologie et une architecture complètement moderne ».

Toute la communication qui suivra se fera dans la même veine.

Par exemple dans un communiqué de presse du 8 novembre 2012 : BLUE MIND affirme que « grâce à ces innovations majeures, BLUE MIND prend une longueur d’avance significative sur le marché de la messagerie collaborative »

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La réaction de LINAGORA

Entre la date de sa création en 1998 et le début de l’année 2012, OBM a requis plusieurs centaines d’années-homme de développement à l’équipe d’ALIACOM, puis d’ALIASOURCE et enfin de LINAGORA.

Il apparaissait peu probable à LINAGORA qu’à nouveau réunie au sein de BLUE MIND, cette même équipe ait pu, en seulement quelques mois, développer une solution présentée comme totalement nouvelle mais bien plus performante qu’une solution qu’ils avaient eux-même mis plus d’une décennie à concevoir.

Intriguée par les déclarations de BLUE MIND concernant l’aspect totalement innovant de sa solution, et pour en avoir le cœur net, LINAGORA a examiné et fait expertiser les codes sources de Blue Mind disponibles sur internet pour les comparer avec le code d’OBM.

Quelle ne fut pas la surprise de LINAGORA à la lecture de la note d’expertise, montrant l’ampleur et l’aspect systématique de la contrefaçon !

En effet, le rapport d’expertise a conclu :

  • à la reprise massive de code Java d’OBM par BLUE MIND1 ;
  • à la suppression totale de toute mention de paternité de LINAGORA et même de contributeurs tiers ;
  • à l’exploitation du logiciel Blue Mind sous des licences incompatibles avec les licences d’origine d’OBM, et notamment une licence commerciale2.

La page était donc très loin d’être « blanche » !

Ainsi non contents de créer une entreprise directement concurrente de LINAGORA en violation de leurs engagements de non-concurrence, les fondateurs de BLUE MIND – avec l’appui de l’ancienne équipe OBM – développaient leur propre solution logicielle sur la base d’une contrefaçon du logiciel OBM.

La reprise du code source est le fondement du modèle du logiciel et des licences libres, mais lorsque cette reprise s’accompagne de la violation de la licence libre d’origine et de la paternité de l’auteur, il s’agit d’une situation de contrefaçon que ce dernier doit obligatoirement faire cesser.


1 Monsieur Serge MIGAYRON, expert judiciaire et spécialiste de la preuve numérique, comparant les codes sources des modules deux à deux, a conclu dans son rapport ( réalisé à la demande de LINAGORA et disponible ici en version longue avec les annexes ; la version courte est disponible ici) que les modules de Blue »BM-CORE » et « EAS » étaient des reproductions serviles d’ »OBM-SYNC » et « O-PUSH » :

« ces  taux d’identité sont très élevés, ne peuvent s’expliquer par des contraintes techniques et ne laissent aucun doute quant à une origine commune des programmes comparés. Les noms des programmes sont d’ailleurs identiques dans les deux logiciels.  »

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2 A la lecture du rapport d’expertise de Monsieur Migayron on ne peut que constater que la société BLUE MIND a cru pouvoir distribuer le code produit par LINAGORA sous une licence commerciale (ou « privatrice ») étant précisé que la licence de BLUE MIND prévoit qu’elle annule et remplace tout autre contrat de licence de logiciel libre qui aurait été conclu antérieurement. En effet, les en-têtes des programmes des modules incriminés font apparaître les mentions suivantes relatives aux licences auxquelles le logiciel BLUE MIND est soumis :

« (…) Blue Mind SAS also offers commercial licenses with additional warranties, Professional functionalities or services. If you purchase a commercial License, then it supersedes and replaces any other agreement between you and Blue Mind SAS ».

dont la traduction est :

« (…) Blue Mind SAS propose également des licences commerciales avec des garanties additionnelles, des fonctionnalités professionnelles et des services. Si vous achetez une licence commerciale Blue Mind SAS, elle annule et remplace tout autre contrat entre vous et Blue Mind SAS ».

 

 

La saisie-contrefaçon accablante pour BLUE MIND

Ayant acquis la certitude et les preuves que le logiciel Blue Mind est une contrefaçon du logiciel OBM, il était nécessaire que LINAGORA diligente une procédure visant à faire cesser la violation de ses droits d’auteur.

Mais avant toute action en justice et comme pour n’importe quelle situation de contrefaçon, le préalable indispensable à toute procédure au fond pour parer au risque de dissimulation de preuves consiste en des opérations de saisie-contrefaçon.

LINAGORA a donc sollicité du Président du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux l’autorisation de faire pratiquer une saisie-contrefaçon dans les locaux de BLUE MIND.

S’il est très difficile d’obtenir ce type de décision de la part d’un Tribunal, la force des preuves dont disposait déjà LINAGORA a convaincu le TGI d’autoriser les opérations de saisie sollicitées.

Ainsi, pendant deux jours1, des huissiers de justice accompagnés et encadrés par des gendarmes ont recueilli un ensemble de données et de documents sur le serveur de BLUE MIND et au domicile du principal mis en cause, Monsieur Pierre Baudracco 2.

Tant d’un point de vue pénal que civil, ces nouvelles preuves sont accablantes :

  • pour la société BLUE MIND ;
  • pour ses fondateurs Pierre Carlier et Pierre Baudracco ;
  • pour les autres actionnaires fondateurs et salariés provenant de l’ancienne équipe OBM et composant la nouvelle équipe BLUE MIND.

Ces preuves ont permis de confirmer que la contrefaçon (et notamment l’effacement de la paternité) avait été méticuleusement organisée par l’équipe de BLUE MIND.

Ainsi, le 14 mars 2012, Monsieur Mehdi Rande de BLUE MIND supprime les références à OBM dans le code de la solution Blue Mind :

L’exploitation des documents recueillis a en outre révélé que l’ensemble du projet BLUE MIND n’avait pas été seulement conçu pour concurrencer LINAGORA, mais délibérément pour lui nuire le plus possible, avec à terme, l’objectif de la barrer l’évincer du marché de la messagerie collaborative Open Source :

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Échanges entre Pierre Baudracco et une relation professionnelle de avril à Juillet 2012

La lecture de ces extraits permet de constater que tant l’objectif final (création d’une structure pour concurrencer LINAGORA et l’évincer du marché) que les problématiques de structure et de débauchage indirect (pour préserver l’apparence de respect des engagements de non-concurrence) des salariés de LINAGORA étaient déjà abordées très précisément (jusqu’aux futurs niveaux de salaire !) avant même le départ de l’équipe.

LINAGORA a pu constater les intentions malveillantes l’équipe BLUE MIND dès l’origine :  leurs objectifs ne souffrent d’aucune ambiguïté.

L’attitude méprisante de BLUE MIND ne se limite d’ailleurs pas à LINAGORA, mais concerne également certains clients historiques de cette dernière :

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 Les échanges de courriers électroniques recueillis dans le cadre de la saisie ont notamment permis d’établir :

  • Que la décision de chacun de ces individus de quitter la société LINAGORA s’inscrit dans une démarche globale, pilotée par Pierre Baudracco et Pierre Carlier, visant à reconstituer « l’ancienne équipe OBM ».

    La démission, le portage par la société EDEAL et la réembauche de Thomas Cataldo par BLUE MIND, illustrent parfaitement la rigueur avec laquelle ont été mises en œuvre les directives de Pierre Baudracco avec pour objectif de créer une société concurrençant LINAGORA et OBM en développant un outil de messagerie collaborative Open Source.

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  • Que l’ensemble de l’équipe Blue Mind a participé au projet de création de la société BLUE MIND dès le mois de juillet 2010. Tous ces individus participent en tout état de cause à des réunions pour lancer le projet dès le 3 juillet 2010, puis en juillet 2011 à Carcassonne, alors qu’ils n’ont pas encore officiellement rejoint la société BLUE MIND. En juillet 2012, Pierre Baudracco écrit en effet :

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La saisie-contrefaçon a en outre mis à jour d’autres agissements illicites de la société BLUE MIND, parmi lesquels le travail au noir et l’utilisation de logiciels piratés.

 


1 Du 26 juillet au 27 juillet 2012.

2 Est-il besoin de le préciser, cette saisie a été réalisée dans le strict respect de l’ordonnance délivrée du TGI de Bordeaux. Avant toute chose, les huissiers assermentés, avec l’aide des experts techniques qui les accompagnaient, ont trié les documents afin d’écarter tous documents de nature personnelle ou de nature confidentielle et de ne recueillir que ceux comportant des mots-clés tels que « LINAGORA » et « OBM ».

3 Le 11 juin 2010, Pierre Baudracco (alors toujours salarié et actionnaire de Linagora) présente par mail son projet à la société E­‐DEAL. Pour aider à la réalisation de ce dernier, il demande qu’E-DEAL « porte financièrement » Thomas Cataldo (alors toujours salarié de LINAGORA GSO), en attendant de l’engager lui-même au sein de la future société dont Pierre Baudracco présentait le projet dans ce courrier.

Monsieur Cataldo démissionnera le 28 juin 2010, moins de trois semaines après cet échange de courriels.

La stratégie commerciale de BLUE MIND révélée

Dès le début de son activité, BLUE MIND a adopté une stratégie commerciale fondée sur un parasitisme systématique de LINAGORA pour capter sa clientèle.

Il est évident que les dirigeants de BLUE MIND qui ont passé plusieurs années au sein de LINAGORA connaissent parfaitement les clients de cette dernière. Il est ainsi très facile pour eux de détourner ces clients au profit de BLUE MIND.

C’est ainsi qu’une majorité des soi-disant nouveaux clients de BLUE MIND sont en réalité d’anciens clients de LINAGORA utilisateurs d’OBM :

  • HLM des chalets
  • Mairie de Saint Ouen
  • Conseil général du Tarn et Garonne
  • WEISHARDT
  • Diode
  • ACMS
  • Le CNRS
  • CHU du Gers
  • La Poste
  • Le Ministère de l’Intérieur
  • Météo France
  • Ratier Figeac
  • Université de Technologie de Troyes
  • Airbus
  • EDF

Le détournement constant de la clientèle de LINAGORA est rendu d’autant plus facile que BLUE MIND possède un grand nombre de documents techniques et commerciaux (confidentiels) de LINAGORA. LINAGORA a retrouvé ces documents au cours de la saisie-contrefaçon chez BLUE MIND.

BLUE MIND peut ainsi savoir précisément, au cas par cas, quels leviers utiliser pour convaincre les clients de LINAGORA de migrer vers Blue Mind.

Pour inciter les clients de LINAGORA à confier des prestations à BLUE MIND, cette dernière n’hésite d’ailleurs pas à mettre en avant le savoir-faire de ses équipes sur la solution OBM, notamment concernant le support et la maintenance. Par exemple, en août 2011, BLUE MIND répond à un appel d’offre. Dans les documents du marché, et notamment dans le DC2 disponible ici, BLUE MIND fait état de ses moyens financiers humains et techniques :

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L’objectif final pour BLUE MIND est de proposer la migration vers sa propre solution, au moyen de modules développés spécialement à cet effet. Les clients de BLUE MIND passent ainsi aisément d’OBM à sa contrefaçon.

Cela a permis à BLUE MIND d’asseoir sa stratégie de communication sur un succès inattendu qu’elle attribuait à la qualité de sa solution : « Et le succès ne se fait pas attendre. Après seulement quelques mois d’existence, Blue Mind a déjà conquis plus d’une trentaine de sociétés » 1.

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Pour les nouveaux clients, BLUE MIND reste dans le sillage de LINAGORA, en singeant chacun de ses faits et gestes : à la suite de l’annonce de l’implantation de LINAGORA au Québec, BLUE MIND annonce s’y installer également sur la page de présentation de son site web et dans un communiqué de presse.

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En réalité, BLUE MIND a pu rapidement prospérer en premier lieu grâce au parasitisme systématique de la clientèle de LINAGORA :

  • en dénigrant LINAGORA concernant les difficultés rencontrées par cette dernière dans gestion des projets, sans ignorer que ces difficulté avaient précisément été provoquées par le désengagement puis le départ en masse de l’équipe OBM qui allait bientôt rejoindre BLUE MIND ;
  • en proposant les mêmes prestations que LINAGORA sur OBM ;
  • en valorisant les prestations effectuées sur Blue Mind une fois la migration effectuée ;
  • enfin en vendant des licences privatrices et payantes (modèle freemium) sur certains modules2 pourtant dérivés de code sous licence GPL au mépris des principes du logiciel libre.

En second lieu, ses coûts de développement étaient alors quasiment nuls en raison :

 


 

2 Le double discours de Blue Mind concernant son modèle économique a d’ailleurs été fortement critiqué par la communauté sur les forums français les plus actifs http://linuxfr.org/news/blue-mind-passe-en-version-2-0

La plus éclatante des démonstrations se constate cependant dans les suppressions hâtives des mentions des licences commerciales, le 21 janvier 2014.