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BLUE MIND perd un procès pour faire fermer ce blog !

En droite ligne de ses dernières tentatives de nous museler, BLUE MIND a assigné LINAGORA en diffamation pour faire fermer ce blog le 28 mai 2014.

Saisi de cette demande, le Tribunal de Grande Instance de Toulouse a :

  • jugé irrecevables les demandes de BLUE MIND, pour défaut de compétence ;
  • accordé 5 000 € à LINAGORA en dédommagement de cette procédure abusive.

La décision est en ligne.

La genèse de BLUE MIND

Le départ des salariés et fondateurs d’ALIASOURCE et de l’ensemble de l’équipe de développement d’OBM

Moins d’un an après la fin de la période de versement de leurs bonus, les fondateurs d’ALIASOURCE ont démissionné et quitté LINAGORA au milieu de l’année 2010. Leur départ a été accompagné en quelques mois (jusqu’à fin janvier 2011), par celui de la totalité de l’équipe OBM (anciens salariés d’ALIASOURCE) qui était placée sous leur supervision.

LINAGORA a alors activé les clauses de non-concurrence1 prévues aux contrats de travail de Pierre Baudracco, Pierre Carlier et Thomas Cataldo.

Conséquence négative des départs

Il est évident que la succession de départs de l’équipe en charge d’OBM a causé un trouble grave et durable à l’organisation de LINAGORA. Néanmoins, grâce à des efforts et des investissements considérables, LINAGORA a relevé le défi de cette désorganisation.

À ce jour, l’équipe OBM de recherche et développement est complètement reconstituée et mène bien plus loin les évolutions du produit OBM : LINAGORA a su démontrer son engagement sans faille pour continuer le développement d’OBM, quel qu’en soit le coût.

Ces investissements étaient d’autant plus nécessaires que de nombreux clients, dont plusieurs très grandes organisations, avaient fait le choix d’OBM.

Création de la société Blue Mind par Pierre Baudracco

Le 1er septembre 2010, soit un mois après son départ de LINAGORA, Monsieur Baudracco crée la société BLUE MIND.

A ce moment Pierre Baudracco est tenu par des engagements de non concurrence de deux natures :

  • une clause de non-concurrence jusqu’au 10 août 2011 au titre de son contrat de travail ;
  • une clause de non-concurrence au titre du pacte d’actionnaires de LINAGORA en tant qu’homme clé jusqu’au 10 août 2012 :

L’existence de ces engagements très forts vis-à-vis de LINAGORA expliquent pourquoi, officiellement, l’activité se limite alors, en apparence, à réaliser des prestations de conseil.

  

BLUE MIND en fera d’ailleurs un argument dans ses écritures en défense dans les diverses instances judiciaires qui l’opposent à LINAGORA, persistant à nier la concurrence portée à LINAGORA et OBM. Il s’agit là clairement d’un mensonge de la part de BLUE MIND, dont la stratégie de parasitisme de LINAGORA était précisément définie avant même sa création.

En réalité le marché visé dès la création de BLUE MIND est clairement identifié.

LINAGORA dispose en effet de très nombreux documents prouvant que l’objectif de l’équipe BLUE MIND était, dès juin 2010, de créer une structure et une activité concurrente à LINAGORA dans le domaine de la messagerie collaborative.

Par exemple, des échanges avec les membres de la société E-DEAL, futurs actionnaires de BLUE MIND recueillis lors de la saisie contrefaçon attestent parfaitement de cette préméditation (source : échanges de courriers entre Pierre Baudracco et E-DEAL entre les 9 et 18 juin 2010).

Autre exemple, en août 2011 BLUE MIND soumissionne à un appel d’offre auprès de l’UNIVERSITE PARIS OUEST NANTERRE LA DEFENSE. L’objet du marché consiste en la fourniture de « services d’assistance à l’intégration et au déploiement de la messagerie collaborative OBM ». Dans le DC22, BLUE MIND déclare avoir « réalisé 75% de son chiffre d’affaires de 2010 sur la fourniture de services ou de travaux objet du marché ».

Il ne fait donc aucun doute que, depuis sa création, BLUE MIND concurrence LINAGORA sur le marché de la messagerie collaborative et en particulier OBM. Comme elle l’indique elle même à la personne publique cette concurrence est la source principale de ses revenus en 2010, alors même que les dirigeants et salariés de BLUE MIND sont toujours tenus par les deux clauses de non-concurrence décrites ci-dessus, et par les obligations qui découlent de la garantie d’éviction.

La révélation du vrai agenda de Blue Mind

Pendant plusieurs mois, BLUE MIND reste donc silencieuse. Elle ne révèle rien de son activité jusqu’à 2011, année au cours de laquelle apparaissent progressivement sur son site web les premiers éléments du projet.

Il faut attendre fin novembre 2011 pour que la société Blue Mind présente officiellement son logiciel de messagerie collaborative Open Source.

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Le 22 novembre 2011, par le biais notamment du blog édité par Monsieur Sylvain GARCIA3 et du compte LinkedIn de Monsieur Thomas CataldoBLUE MIND annonce la prochaine release de sa version bêta présentée notamment sur son site web comme une « solution complète de messagerie d’entreprise, d’agendas et de travail collaboratif ».

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Ces annonces officielles insistent sur :

  • le fait que l’intégralité de l’ancienne équipe OBM s’est recomposée pour travailler sur ce projet ;
  • le fait que l’élaboration de ce logiciel a requis « de longs mois de travail » (alors même que les principaux fondateurs étaient tenus par une clause de non concurrence au titre du contrat de travail jusqu’en août 2011 et par une clause de non concurrence au titre du pacte d’actionnaire jusqu’en août 2012).

Lorsqu’il s’agit de détourner un client de LINAGORA, la société BLUE MIND  ne se cache pas de l’origine de ses équipes puisqu’elle présente sur son site web son équipe de développement comme l’ancienne équipe qui a développé OBM.

Quelques semaines plus tard, en avril 2012, le logiciel Blue Mind est mis à disposition du public. Intriguée, LINAGORA en examine le code source, et se rend alors compte de la supercherie : les équipes de BLUE MIND ont contrefait le code source du logiciel OBM.

Tactiques d’accélération du développement de BLUE MIND

Pour se développer rapidement, la société BLUE MIND se devait de limiter au maximum ses coûts de développement.

Cette limitation des coûts s’est faite selon trois tactiques :


1 Comme c’est l’usage, la portée de ces clauses de non-concurrence était limitée dans le temps comme dans l’espace, et leur activation a donné lieu au versement de la compensation financière définie dans les contrats de travail concernés.

2 Dans un marché public, le DC2 est le formulaire dans lequel le candidat fournit l’ensemble des renseignements et documents demandés par l’acheteur public pour vérifier ses capacités professionnelles techniques et financières.

La stratégie commerciale de BLUE MIND révélée

Dès le début de son activité, BLUE MIND a adopté une stratégie commerciale fondée sur un parasitisme systématique de LINAGORA pour capter sa clientèle.

Il est évident que les dirigeants de BLUE MIND qui ont passé plusieurs années au sein de LINAGORA connaissent parfaitement les clients de cette dernière. Il est ainsi très facile pour eux de détourner ces clients au profit de BLUE MIND.

C’est ainsi qu’une majorité des soi-disant nouveaux clients de BLUE MIND sont en réalité d’anciens clients de LINAGORA utilisateurs d’OBM :

  • HLM des chalets
  • Mairie de Saint Ouen
  • Conseil général du Tarn et Garonne
  • WEISHARDT
  • Diode
  • ACMS
  • Le CNRS
  • CHU du Gers
  • La Poste
  • Le Ministère de l’Intérieur
  • Météo France
  • Ratier Figeac
  • Université de Technologie de Troyes
  • Airbus
  • EDF

Le détournement constant de la clientèle de LINAGORA est rendu d’autant plus facile que BLUE MIND possède un grand nombre de documents techniques et commerciaux (confidentiels) de LINAGORA. LINAGORA a retrouvé ces documents au cours de la saisie-contrefaçon chez BLUE MIND.

BLUE MIND peut ainsi savoir précisément, au cas par cas, quels leviers utiliser pour convaincre les clients de LINAGORA de migrer vers Blue Mind.

Pour inciter les clients de LINAGORA à confier des prestations à BLUE MIND, cette dernière n’hésite d’ailleurs pas à mettre en avant le savoir-faire de ses équipes sur la solution OBM, notamment concernant le support et la maintenance. Par exemple, en août 2011, BLUE MIND répond à un appel d’offre. Dans les documents du marché, et notamment dans le DC2 disponible ici, BLUE MIND fait état de ses moyens financiers humains et techniques :

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L’objectif final pour BLUE MIND est de proposer la migration vers sa propre solution, au moyen de modules développés spécialement à cet effet. Les clients de BLUE MIND passent ainsi aisément d’OBM à sa contrefaçon.

Cela a permis à BLUE MIND d’asseoir sa stratégie de communication sur un succès inattendu qu’elle attribuait à la qualité de sa solution : « Et le succès ne se fait pas attendre. Après seulement quelques mois d’existence, Blue Mind a déjà conquis plus d’une trentaine de sociétés » 1.

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Pour les nouveaux clients, BLUE MIND reste dans le sillage de LINAGORA, en singeant chacun de ses faits et gestes : à la suite de l’annonce de l’implantation de LINAGORA au Québec, BLUE MIND annonce s’y installer également sur la page de présentation de son site web et dans un communiqué de presse.

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En réalité, BLUE MIND a pu rapidement prospérer en premier lieu grâce au parasitisme systématique de la clientèle de LINAGORA :

  • en dénigrant LINAGORA concernant les difficultés rencontrées par cette dernière dans gestion des projets, sans ignorer que ces difficulté avaient précisément été provoquées par le désengagement puis le départ en masse de l’équipe OBM qui allait bientôt rejoindre BLUE MIND ;
  • en proposant les mêmes prestations que LINAGORA sur OBM ;
  • en valorisant les prestations effectuées sur Blue Mind une fois la migration effectuée ;
  • enfin en vendant des licences privatrices et payantes (modèle freemium) sur certains modules2 pourtant dérivés de code sous licence GPL au mépris des principes du logiciel libre.

En second lieu, ses coûts de développement étaient alors quasiment nuls en raison :

 


 

2 Le double discours de Blue Mind concernant son modèle économique a d’ailleurs été fortement critiqué par la communauté sur les forums français les plus actifs http://linuxfr.org/news/blue-mind-passe-en-version-2-0

La plus éclatante des démonstrations se constate cependant dans les suppressions hâtives des mentions des licences commerciales, le 21 janvier 2014.

En bref

L’actualité de la lutte contre les agissements de BLUE MIND :

– BLUE MIND perd en appel son référé pour faire fermer le blog ;
– LINAGORA réagit au post de Framasoft ;
– BLUE MIND perd un procès pour faire fermer ce blog ;
– Communiqué de presse de LINAGORA en réponse au communiqué de BLUE MIND ;
– Communiqué de presse n°2 : la communication de BLUE MIND décryptée ;
– Lettre ouverte à Teclib ;
BLUE MIND exerce son droit de réponse.

Précision importante : la société de conseil en communication Bluemind, qui exerce son activité à Rueil-Malmaison, n’a rien à voir avec les faits qui sont exposés ici.

 


 

La société BLUE MIND édite le logiciel Blue Mind.

Elle a repris frauduleusement des codes sources tiers,
dont celui d’OBM édité par LINAGORA.

Il s’agit d’un délit de contrefaçon
faisant l’objet de poursuites judiciaires par LINAGORA
qui veut alerter aujourd’hui la Communauté et l’écosystème au moyen de ce blog.


Vous découvrirez ci-après :

  1. Une présentation d’OBM
  2. Le contexte de l’acquisition d’Aliasource par Linagora
  3. La genèse de BLUE MIND
  4. Le caractère mensonger du discours marketing de BLUE MIND
  5. Les résultats de la saisie-contrefaçon pratiquée dans les locaux de BLUE MIND
  6. La stratégie commerciale de BLUE MIND
  7. Les raisons pour lesquelles BLUE MIND a eu recours à la contrefaçon
  8. De quoi vous permettre de constater par vous-même la contrefaçon
  9. D’autres développeurs victimes de BLUE MIND
  10. Ce que LINAGORA a fait pour se défendre
  11. Comment et pourquoi BLUE MIND a changé de modèle économique
  12. La tentative de dissimulation de BLUE MIND du 21 janvier 2014
  13. Comment BLUE MIND a recours au travail au noir
  14. Comment BLUE MIND a recours à des logiciels piratés
  15. Les arguments de BLUE MIND pour tenter de se justifier
  16. Pourquoi LINAGORA communique aujourd’hui
  17. La situation dans laquelle se trouvent les acteurs de l’écosystème
  18. L’exemple du Ministère de l’Intérieur
  19. Comment BLUE MIND veut faire taire LINAGORA
  20. La réponse de LINAGORA au post de Framasoft
  21. Comment nous aider

En quelques mots

D’anciens membres d’une société rachetée par LINAGORA avec tous ses actifs, dont le logiciel OBM, ont créé une société appelée BLUE MIND dont ils sont désormais actionnaires et salariés.

BLUE MIND édite, depuis 2012, un logiciel appelé Blue Mind qu’elle exploite en mode partiellement propriétaire. Présentant ce logiciel comme une « nouvelle génération«  de messagerie collaborative open source, BLUE MIND prétend être héritière du savoir-faire OBM, et avoir créé la solution Blue Mind à partir d’une page blanche.

Or, le logiciel Blue Mind est au contraire basé sur une reprise du code source d’OBM et d’autres logiciels, mais n’en respecte ni les licences applicables, ni les mentions de paternité des auteurs originels (dont LINAGORA), ce qui, selon la loi, constitue une contrefaçon.

Au cours d’une saisie-contrefaçon, et en défendant ses intérêts, LINAGORA a découvert :

LINAGORA agit devant tous les tribunaux compétents pour juger des multiples facettes de cette affaire : contrefaçon, concurrence déloyale, manquements à de nombreux contrats (pacte d’actionnaire, contrat de cession de société, etc.).

Mais LINAGORA n’est plus en mesure de limiter sa défense aux actions judiciaires, elle doit communiquer, et a choisi de s’adresser à la communauté des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres par le biais de ce blog.

BLUE MIND a trompé et continue de tromper tous les acteurs de l’écosystème Open Source, et surtout les utilisateurs qui font confiance à l’ouverture et à la transparence de ce modèle.

LINAGORA lance donc un appel à la mobilisation de tous les acteurs de l’écosystème du logiciel libre pour que les agissements frauduleux de BLUE MIND soient révélés à ses clients mais surtout à la Communauté du logiciel libre.