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Comprendre les agissements de BLUE MIND

Un grave litige oppose la société LINAGORA à la société BLUE MIND (la copie d’une ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Paris est disponible ici).

BLUE MIND exploite une contrefaçon du logiciel OBM de LINAGORA, et démarche systématiquement la clientèle de cette dernière.

Devant les Tribunaux comme devant la communauté et ses clients, la société BLUE MIND a toujours nié  la reprise du code du logiciel OBM dans son logiciel Blue Mind.

Par exemple, au cours de la présentation de la société BLUE MIND au salon Solutions Linux 2012, Monsieur Pierre Baudracco affirme que la solution de messagerie Blue Mind n’est pas un fork d’OBM :

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Ce qu’il dit : « Vu que l’équipe Blue Mind est celle qui avait conçu OBM de 1998 à 2010, la première question ou une question qu’on nous pose souvent est :  » ah bon vous avez fait un fork d’OBM ?  ». Donc pas du tout, on n’a pas fait un fork d’OBM, on est repartis d’une page blanche« 

C’est FAUX !

Ces affirmations lui sont aisées, puisque BLUE MIND a supprimé méthodiquement toute référence à LINAGORA et à OBM dans sa propre solution.

BLUE MIND a en effet repris des fichiers source de projets tiers, dont des fichiers source du logiciel OBM de LINAGORA dans sa solution de messagerie Blue Mind. Elle a :

  • modifié l’entête des fichiers source repris pour en changer les licences libres originelles (ce qui est strictement prohibé) ;
  • proposé de surcroît une licence commerciale incompatible avec les licences libres des codes sources repris ;
  • supprimé toutes mentions de paternité de tiers (dont LINAGORA) pour les remplacer par les siennes.

Encore aujourd’hui, BLUE MIND se présente comme l’éditeur d’une solution de messagerie collaborative nouvelle génération  (une archive web est disponible ici.).

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Pourtant,  la pression judiciaire et le grand nombre de preuves réunies par LINAGORA à la suite d’une saisie-contrefaçon réalisée dans les locaux de BLUE MIND ont forcé cette dernière a mener dans la plus grande discrétion des opérations sur son code source, en totale contradiction avec ce discours.

Lorsque LINAGORA a porté ces actes frauduleux à l’attention de la justice, BLUE MIND a, le 21 janvier 2014 entre 2h et 4h du matin, tenté de dissimuler ces actes a posteriori en changeant discrètement une partie du code source de sa solution pour :

  • supprimer la licence commerciale des entêtes ;
  • réintégrer des mentions de paternité de LINAGORA ;
  • modifier à nouveau la licence de certains fichiers source.

Malgré ces modifications, BLUE MIND continue de contrefaire OBM.

Ces opérations révèlent néanmoins désormais au public la contradiction entre la défense judiciaire de BLUE MIND et son discours marketing fondé sur la prétendue nouveauté de son produit et l’obsolescence des solutions concurrentes.

La dissimulation de la contrefaçon globale toujours à l’œuvre ne doit pas tromper la communauté que LINAGORA souhaite aujourd’hui alerter.

Le caractère public d’une partie du code source de Blue Mind permet à LINAGORA d’inviter l’ensemble de la communauté à constater la réalité des agissements de l’équipe de BLUE MIND, et l’aveu criant de culpabilité et de mauvaise foi que révèlent ces modifications cosmétiques du 21 janvier 2014.

En dépit de la totale confiance que LINAGORA porte en l’action de la justice, il y a en effet urgence à dévoiler les agissements et la stratégie de dissimulation de BLUE MIND au moyen de preuves indiscutables.

Première victime, car éditeur du principal logiciel contrefait, LINAGORA se voit privée de la paternité et des choix de diffusion d’un projet phare de son activité dans lequel elle a investi et continue d’investir chaque année des dizaines d’années-homme en R&D. Ces agissements mettent en danger sa réputation et son activité.

De plus Linagora n’est pas la seule concernée par cette contrefaçon.

Les autres contributeurs de logiciels libres dont le code source est employé pour concevoir la solution Blue Mind sont eux aussi abusés. Leur paternité et les licences libres qu’ils ont choisies pour encadrer la diffusion de leur travail sont systématiquement effacées par BLUE MIND.

Ces agissements sont aggravés par le modèle même de distribution partiellement ouvert de Blue Mind, c’est-à-dire un modèle freemium (voir la page wikipedia sur le freemium.)

Plus grave, les usagers du logiciel et les partenaires de BLUE MIND prennent des risques qui dépassent les aspects financiers d’une interdiction d’usage du logiciel Blue Mind par décision de justice. Les partenaires et usagers de la solution Blue Mind se retrouvent de facto dans la position de receleurs de contrefaçon, délit civil et pénal.

En faisant croire que l’on peut copier allègrement du logiciel libre sans en respecter la licence ou la paternité, BLUE MIND porte une réelle atteinte aux intérêts de l’ensemble du modèle Open Source et de l’écosystème du logiciel libre qui subit un grave discrédit.

C’est la raison pour laquelle LINAGORA a décidé de sortir de sa réserve et révéler enfin au public et dans le détail les agissements de la société BLUE MIND, qui portent atteinte tant à l’activité de LINAGORA qu’à l’ensemble de l’écosystème du libre.

BLUE MIND veut faire taire LINAGORA !

Le 15 mai 2014, LINAGORA a reçu un courrier recommandé de la part de BLUE MIND :

Comme vous pourrez le lire, dans ce courrier recommandé, BLUE MIND considère que la divulgation par LINAGORA du litige existant entre elle et BLUE MIND vise à lui nuire.

BLUE MIND met en outre LINAGORA en demeure de :

  • cesser toute communication, directe ou indirecte, relative au litige qui oppose LINAGORA et BLUE MIND ;
  • cesser de « menacer » les prospects et clients de la société BLUE MIND ;
  • cesser la campagne publicitaire faisant état de l’existence de contrefaçon du logiciel OBM ;
  • de manière générale, de cesser tout agissement visant à dénigrer la société BLUE MIND.

Les objectifs de la communication du litige par LINAGORA

Contrairement aux allégations de BLUE MIND, la communication du litige par LINAGORA vise d’abord et avant tout à répondre à un principe de transparence.

LINAGORA et BLUE MIND entendent tous deux se positionner comme des acteurs sur le marché du logiciel libre.

Or, la différence essentielle entre le logiciel libre et celui propriétaire est que le code et les modes de développement du second sont cachés, occultés, alors que le développement du premier se fait en pleine lumière, à la vue et au su de tous.

On aura vu d’autres affaires dans le domaine du logiciel libre : SCO v. IBM ou Novell, FSF v. Cisco, FSF c. Free pour ne citer que celles-ci, dont les éléments factuels et juridiques, et les arguments échangés entre les parties ont été publiés au fur et à mesure des procédures bien avant qu’une décision intervienne, et sans que personne, et surtout pas la communauté des développeurs, n’y trouve à redire.

Pourquoi cacher, dans ces conditions, l’existence d’un litige en cours dans ce domaine ? Pourquoi occulter des faits techniques incontestables, que tout à chacun peut pourtant vérifier en téléchargeant les codes sources des logiciels concernés et en les comparant ?

Une seule explication nous semble possible : BLUE MIND ne veut pas que soient révélés ces faits parce qu’ils mettent en lumière son imposture et ses agissements frauduleux.

Communication directe ou indirecte relative au litige qui oppose LINAGORA et BLUE MIND

LINAGORA est maîtresse de sa propre communication. LINAGORA communique en exposant des faits.

BLUE MIND indique que sa solution est une nouvelle génération de messagerie Open Source. Elle ne l’est pas, et c’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

BLUE MIND prétend être repartie d’une page blanche. Ce n’est pas le cas, et c’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

BLUE MIND a modifié les entêtes des fichiers de code source des projets tiers qu’elle a repris, pour en remplacer la licence par la sienne propre et pour en remplacer les mentions de paternité par les siennes. C’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

Le fait de modifier les entêtes de fichiers source de projets tiers pour en modifier la licence et en remplacer les mentions de paternité relève du délit de contrefaçon. C’est un fait objectif, sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer :

 

LINAGORA a diligenté des procédures judiciaires contre BLUE MIND, notamment sur le fondement de la contrefaçon. C’est un fait objectif sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

BLUE MIND n’a, pour le moment, pas été condamnée par la justice pour contrefaçon. C’est tout à fait exact. Il serait donc inexact de dire « BLUE MIND a été reconnue coupable de contrefaçon« . Il est en revanche exact de dire que « BLUE MIND a commis des actes que la loi qualifie de contrefaçon ».

Selon la logique de BLUE MIND, un utilisateur faisant une copie de Microsoft Windows sans licence ne serait pas contrefacteur avant d’avoir été condamné par la justice. Ah ! Ceci explique donc cela !

Cesser de menacer les prospects et clients de la société BLUE MIND

LINAGORA ne formule aucune menace de quelque sorte que ce soit, envers qui que ce soit.

LINAGORA communique sur des faits objectifs qui sont constitutifs d’un risque juridique. Ce risque juridique pèse tant sur BLUE MIND, que sur ses utilisateurs. Les en informer, c’est leur rendre service, et non les menacer.

Cesser la campagne publicitaire faisant état de l’existence de contrefaçon du logiciel OBM

L’existence, sur le marché de la messagerie Open Source, de contrefaçons du logiciel OBM ne respectant pas les licences de son code source ni la paternité de LINAGORA est un fait objectif, sur lequel LINAGORA est parfaitement en droit de communiquer.

Cesser tout agissement visant à dénigrer la société BLUE MIND

LINAGORA n’a commis ni ne commet aucun agissement visant à dénigrer la société BLUE MIND.

Loin de craindre la concurrence, LINAGORA considère que celle-ci favorise l’innovation. De nombreux anciens de LINAGORA ont créé de nouvelles sociétés, qui sont de beaux projets : par exemple Normation, Centreon, Inno3, ou encore LibrIT. La différence essentielle est que les fondateurs de ces projets n’ont pas violé leurs obligations contractuelles, et surtout ne se sont pas livrés à des agissements contrefaisants, à la différence des fondateurs de BLUE MIND.

Loin de vouloir dénigrer BLUE MIND, LINAGORA trouve que la messagerie Blue Mind est un beau projet, avec une belle interface. Il est vraiment dommage qu’il s’agisse au final d’une contrefaçon, alors qu’il était si simple de respecter les principes et les valeurs du logiciel libre.

En bref

L’actualité de la lutte contre les agissements de BLUE MIND :

– BLUE MIND perd en appel son référé pour faire fermer le blog ;
– LINAGORA réagit au post de Framasoft ;
– BLUE MIND perd un procès pour faire fermer ce blog ;
– Communiqué de presse de LINAGORA en réponse au communiqué de BLUE MIND ;
– Communiqué de presse n°2 : la communication de BLUE MIND décryptée ;
– Lettre ouverte à Teclib ;
BLUE MIND exerce son droit de réponse.

Précision importante : la société de conseil en communication Bluemind, qui exerce son activité à Rueil-Malmaison, n’a rien à voir avec les faits qui sont exposés ici.

 


 

La société BLUE MIND édite le logiciel Blue Mind.

Elle a repris frauduleusement des codes sources tiers,
dont celui d’OBM édité par LINAGORA.

Il s’agit d’un délit de contrefaçon
faisant l’objet de poursuites judiciaires par LINAGORA
qui veut alerter aujourd’hui la Communauté et l’écosystème au moyen de ce blog.


Vous découvrirez ci-après :

  1. Une présentation d’OBM
  2. Le contexte de l’acquisition d’Aliasource par Linagora
  3. La genèse de BLUE MIND
  4. Le caractère mensonger du discours marketing de BLUE MIND
  5. Les résultats de la saisie-contrefaçon pratiquée dans les locaux de BLUE MIND
  6. La stratégie commerciale de BLUE MIND
  7. Les raisons pour lesquelles BLUE MIND a eu recours à la contrefaçon
  8. De quoi vous permettre de constater par vous-même la contrefaçon
  9. D’autres développeurs victimes de BLUE MIND
  10. Ce que LINAGORA a fait pour se défendre
  11. Comment et pourquoi BLUE MIND a changé de modèle économique
  12. La tentative de dissimulation de BLUE MIND du 21 janvier 2014
  13. Comment BLUE MIND a recours au travail au noir
  14. Comment BLUE MIND a recours à des logiciels piratés
  15. Les arguments de BLUE MIND pour tenter de se justifier
  16. Pourquoi LINAGORA communique aujourd’hui
  17. La situation dans laquelle se trouvent les acteurs de l’écosystème
  18. L’exemple du Ministère de l’Intérieur
  19. Comment BLUE MIND veut faire taire LINAGORA
  20. La réponse de LINAGORA au post de Framasoft
  21. Comment nous aider

En quelques mots

D’anciens membres d’une société rachetée par LINAGORA avec tous ses actifs, dont le logiciel OBM, ont créé une société appelée BLUE MIND dont ils sont désormais actionnaires et salariés.

BLUE MIND édite, depuis 2012, un logiciel appelé Blue Mind qu’elle exploite en mode partiellement propriétaire. Présentant ce logiciel comme une « nouvelle génération«  de messagerie collaborative open source, BLUE MIND prétend être héritière du savoir-faire OBM, et avoir créé la solution Blue Mind à partir d’une page blanche.

Or, le logiciel Blue Mind est au contraire basé sur une reprise du code source d’OBM et d’autres logiciels, mais n’en respecte ni les licences applicables, ni les mentions de paternité des auteurs originels (dont LINAGORA), ce qui, selon la loi, constitue une contrefaçon.

Au cours d’une saisie-contrefaçon, et en défendant ses intérêts, LINAGORA a découvert :

LINAGORA agit devant tous les tribunaux compétents pour juger des multiples facettes de cette affaire : contrefaçon, concurrence déloyale, manquements à de nombreux contrats (pacte d’actionnaire, contrat de cession de société, etc.).

Mais LINAGORA n’est plus en mesure de limiter sa défense aux actions judiciaires, elle doit communiquer, et a choisi de s’adresser à la communauté des développeurs et des utilisateurs de logiciels libres par le biais de ce blog.

BLUE MIND a trompé et continue de tromper tous les acteurs de l’écosystème Open Source, et surtout les utilisateurs qui font confiance à l’ouverture et à la transparence de ce modèle.

LINAGORA lance donc un appel à la mobilisation de tous les acteurs de l’écosystème du logiciel libre pour que les agissements frauduleux de BLUE MIND soient révélés à ses clients mais surtout à la Communauté du logiciel libre.